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 And then you. [s.]

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MessageSujet: And then you. [s.]   Dim 20 Nov - 18:29


❝ And how my dreams they spin me 'round. And how my dreams they let me down. And how my thoughts they spin me 'round. And how my thoughts they let me down. Then there's you. ❞


Helga promena son doigt dans la pâte qu’elle venait de réaliser. Elle fit une petite moue en constatant du goût légèrement fade du dessert qui était prévu pour ce soir. Il manquait clairement quelque chose. C’était bien trop fade, même si cela avait un goût exquis. Levant les yeux au ciel dans un instant de grande et profonde réflexion, elle émit ses propositions à voix haute alors que les elfes de maison vaquaient à leur occupation agitée dans les cuisines de l’école de magie qui n’était encore qu’à ses balbutiements. « Qu’en penses-tu, Gulliv ? » s’adressa-t-elle à l’elfe qui était la plus proche d’elle. Comme à chaque fois qu’elle s’adressait à un des elfes de maison, ce dernier sursautait et posait des regards effrayés sur elle, se demandant ce qu’elle allait bien lui demander. Et comme à chaque fois, elle leur adressait un sourire chaleureux et bienveillant qui leur permettait de se rassurer. Ce n’était pas facile pour eux de passer de leur ancien statut à celui qu’elle tentait de leur offrir. En ces temps obscurs et troublés, il n’était pas rare que l’on trouve au détour d’un ruisseau ou d’une ruelle, un elfe de maison battu à mort par son maître. Les elfes acceptaient la situation et mettaient tout en œuvre pour plaire à leur maître. Certains étaient bien traités par leur famille mais il était rare qu’on s’adresse par eux par leur nom – si tant est qu’ils en aient un – et moins encore qu’on ne leur demande leur opinion. « Si je rajoutais du faux Safran ? Et du piment d’Espelette ? Pour relever le goût ? » Mais avant que Gulliv ait eu le temps de répondre, Helga se tournait de nouveau vers sa préparation en hochant la tête. « On va tenter ça. »

La jeune sorcière se nettoya les mains après avoir terminer le dernier tout d’horizon avec les elfes de maison pour le dîner de ce soir et se faufila par l’entrée secrète des cuisines vers les dédales des sous-sols de Hogwarts. Godric avait réalisé le splendide et impressionnant toit étoilé de la Grande Salle et devant laquelle les étoiles descendaient de la nuit pour s’installer dans les yeux des élèves. Rowena avait mis en place le changement des salles de classe, permettant à chacun des élèves de stimuler leur possibilité intellectuelle et d’aller au-delà des simples apparences. Salazar avait créé les escaliers mouvants incitant les élèves à prendre garde à chacun de leur pas mais comme ils allaient devoir le faire dans la vie à l’extérieur du château mais également avait permis d’emplir de rire et de joie surprises les couloirs parfois lugubres des lieux. Quant à elle, elle s’était contentée d’offrir un refuge aux Elfes de maisons, à dissimuler toute la belle mécanique des lieux pour n’en laisser que la façade. Si ce n’est elle et les Elfes, tout le monde ignorait où se trouvait exactement l’entrée de la cuisine et la salle des Elfes. Les sous sols et leurs dédales avaient été l’endroit idéal pour les protéger et leur offrir un havre de paix dans l’agitation perpétuelle d’une école. Seul un élève de Hufflepuff pourra jamais trouver l’entrée des cuisines et pas avant un millénaire. Elle avait fait en sorte de.

Elle se frotta les mains l’une contre l’autre en prenant garde de bien refermer derrière elle et ne put réprimer un frisson lorsque le froid glacial des souterrains l’assaillit allant à l’opposé de la chaleur bienfaisante des cuisines qu’elle venait de quitter. Ses joues, rosies, commencèrent à se geler instantanément et elle regretta de ne pas s’être munie d’un châle ou d’un de ses lourds manteaux d’or et de velours noir. Elle n’avait qu’une seule hâte désormais : retrouver l’atmosphère confortable et chaude de la Grande Salle. Elle avait dans l’idée d’emprunter un livre à Rowena et de s’installer dans son bureau avec un feu de cheminée agréable, laissant la porte ouverte dans l’hypothèse om où élève aurait une quelconque requête. Ses plans furent cependant ruiner lorsqu’éloignée à peine d’une dizaine de pas, elle sursauta brusquement lorsqu’une ombre imposante se matérialisa sur sa gauche, provenant d’un couloir plongé dans les ténèbres des abysses si ce n’était la lueur, somme toute, restreinte d’une torche juste à l’embouchure du couloir et qui la rendait encore plus menaçante.

Elle respira de nouveau en se rendant compte qu’il ne s’agissait que de Salazar. Portant la main à sa poitrine, elle poussa un profond soupir de soulagement alors que les battements effrénés de son cœur ne diminuaient pas pour autant. Ils avaient beau se connaître depuis des années maintenant, se croiser tous les jours et discuter ensemble parfois jusque tard dans la nuit, elle avait toujours cette réaction lorsqu’elle venait à le rencontrer, peu important que ce soit la première ou la quinzième fois de la journée. Elle se sentait toujours fébrile et prête à s’évanouir à la moindre seconde. Son cœur battait toujours la chamade lorsqu’elle croisait son regard émeraude qui ne cessait de l’émerveiller de par son intensité. Sa bouche était toujours sèche et pâteuse lorsqu’elle commençait à parler. Son cerveau se paralysait légèrement pendant de longues et pénibles minutes. Et ses jambes menaçaient de la lâcher à chaque seconde. Puis, progressivement, tout se mettait en place et tout allait pour le mieux. En dépit des quelques minutes de tension au début de leurs conversations, elle glissait invariablement dans un confort éblouissant. Elle n’était jamais aussi à l’aise avec une autre personne qu’elle ne pouvait l’être avec Salazar.

Elle lui envoya un regard entre reproche et amusement qui ne la quittait jamais. « Salazar, tu m’as fais peur. » Elle hocha négativement la tête et tenta de se redonner une contenance, mettant son émotion sous le coup de la surprise et de la peur d’il y a quelques minutes. S’humectant les lèvres, son cœur se remit à battre la chamade. Elle espérait qu’il ne l’avait pas vu sortir des cuisines, révélant leur entrée. Son cerveau commença à paniquer et à se trouver encombrée de pensées illogiques. Et si elle avait mal fermé ? Et si de la fumée s’échappait ? Et s’il remarquait qu’émanait d’elle encore une chaleur qui ne laissait aucun doute sur la proximité des cuisines ? Et si un des Elfes sortait à cet instant précis ? Elle se redressa et fit mine de ne pas paraître suspecte, aussi difficile que ce soit pour elle. Elle n’avait jamais été une très bonne menteuse. « Qu’est-ce que tu fais dans les environs ? Tu cherches encore des élèves faisant l’école buissonnière ? »

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MessageSujet: Re: And then you. [s.]   Mer 25 Jan - 23:02

❝ When you came in the air went out and every shadow filled up with doubt. I don't know who you think you are, but before the night is through ; I wanna do bad things with you. ❞


Il était rare que les élèves de Hogwarts osent se mettre les pattes dans son chemin lorsque Salazar était de bonne humeur, et encore moins lorsqu'il était d'humeur massacrante. Il fallait admettre que les circonstances étaient parfaites pour une potion explosive au coeur de l'âme déjà fortement troublée du jeune fondateur. Le simple fait de voir la poitrine d'Aideen orné de l'emblème de la maison de son ami suffisait à le mettre en rogne, et il fallait dire que la gueule de bois n'avait en rien aidé son humeur déjà passablement maussade. La douleur, constante. L'indifférence glaciale, constante. La dureté presque proverbiale, intermittente. Parfois, la douceur, la douceur si rare et maladroite de l'être complexe et fourbe, autrefois aussi courageux que peut l'être l'aîné d'un seigneur dur et manipulateur et d'une dame douce comme la crème … et tout aussi glissante. Sa mâchoire serrée demeurait le seul signe de tension chez l'enseignant, qui venait de quitter un cours de métamorphoses. Malgré sa dureté et sa sévérité d'enseignant, Salazar suait sang et eau pour permettre à ses étudiants d'avoir accès à la meilleure des formations possibles. Malgré le fait qu'il ne l'avouerait probablement jamais à voix haute, le sorcier avait foi en ses étudiants, qu'il avait minutieusement choisis. Parce qu'ils étaient des sorciers, des vrais. Les plus ambitieux. Les plus déterminés. Les plus capables, logiquement. S'il était généralement considéré comme étant un mentor particulièrement dur, et manquant de compassion, il restait pourtant un brillant professeur.

Salazar jeta un regard mauvais aux alentours, excédé par la migraine lui vrillant les tempes. Extérieurement, rien de plus qu'un avenant jeune homme aux yeux clairs et froids, calmement appuyé contre la formation de pierre d'une fenêtre, les prunelles couleur de ciel contemplant le domaine de l'école de sorcellerie. Intérieurement, il n'aurait su être plus désemparé. Elle quittait rarement ses pensées torturées. Son visage était le seul qu'il s'imaginait, pendant l'amour. Il auscultait avec trop de précision, et depuis trop longtemps, la moindre de ses réactions pour ignorer l'impulsion qui vibrait en sa poitrine, et pourtant, elle était toujours là. Elle le guettait, avec sa chevelure d'or et son visage d'ange, au détour d'un couloir, à l'éveil, en plongeant dans ses songes les plus sombres. Ses yeux trop doux dans un univers si dur ne le quittaient jamais, semblait-il. Helga. Belle Helga, qu'as-tu fait de lui? Possessif et jaloux au point de s'affirmer à lui-même sa possession d'elle vis-à-vis d'un autre, trop fier pour la courtiser, trop clairvoyant pour ne pas se douter que le malheur l'attend au détour d'un couloir, à la fin d'un soupir, trop lâche pour s'autoriser un bonheur potentiel causant une douleur certaine … Mais assez arrogant pour s'affirmer qu'elle ne peut être qu'à lui … Et si Elle ne devait être à lui, à qui donc? Qui d'autre? Hélène de Troie causa un massacre, une guerre, pour l'amour d'un autre… Le sorcier rationnel et calculateur se serait pourtant senti capable d'un massacre si elle devait s'unir à un autre. D'âme à âme, elle devait être sienne …

Le jeune homme s'enfonça dans les dédales de couloirs du château. L'école de sorcellerie étant encore en construction, certains recoins du bâtiment demeuraient perpétuellement sombres, tels ce qui demeurait des cachots où Salazar aimait à s'asseoir, contemplatif, seul, emmêlé dans des songes tortueux. Un elfe de maison aux longues oreilles se dépêcha de disparaître en voyant le visage renfrogné du fondateur, qui se contenta d'un regard agacé à la vue de l'être magique. Il ne s'agissait pourtant pas de discrimination, mais de l'éternel agacement que ressentait Salazar lorsque quiconque le dérangeait lors d'un moment bienvenu de solitude. Les yeux clos, il savourait enfin quelques instants de silence, ces minutes si précieuses et pourtant si rares dans sa vie d'enseignant dévoué, qui affirmait toujours à ses étudiants qu'ils pouvaient quémander son aide à toute heure … mais à leurs risques et périls : l'éternelle menace sous la caresse. Un rire aussi doux que les clochettes: il sentit un frisson parcourir son échine. Salazar perçut sa présence avant d'entendre les doux trémolos de sa voix, semblait-il. Le seul être pouvant se vanter de pouvoir apaiser Salazar. La seule femme pour laquelle il avait un respect sans bornes, malgré de classiques pointes teintées d'ironie. Le fondateur se détourna et chercha la belle sorcière, qu'il savait proche. Sa silhouette élégante mais imposante se profila contre le mur faiblement éclairé, et il se sentit intérieurement amusé par le regard de frayeur qu'elle lui adressa, ne parvenant pas encore à distinguer les traits de l'homme avançant à pas de loup. Il s'approcha davantage, détaillant les traits superbes de la jeune femme. Sa beauté innocente le frappa avec la force d'un coup de poing, comme toujours. Peu importait le nombre de fois qu'il la verrait, elle ne cesserait jamais de l'émerveiller par sa beauté réconfortante et sa douce candeur. Un sourire sincère, si rare sur les lèvres du bel homme, étira sa bouche fine alors qu'il se tint face à elle, la dominant de sa haute charpente. Salazar, tu m'as fait peur, fit-elle de sa tendre voix d'où sourdaient reproche et joie. Pardonne-moi, Helga. La faute aux couloirs peu éclairés. Que fais-tu dans mon sombre domaine? demanda-t-il d'une voix d'où transparaissait une douce ironie. Le fondateur Sombre, c'était ainsi que plusieurs l'avaient surnommé. Sombre et si éclatant à la fois, aussi sombre que les couloirs de Hogwarts. Qu’est-ce que tu fais dans les environs ? Tu cherches encore des élèves faisant l’école buissonnière ? Il rit amicalement de sa déconfiture, se doutant de ce qui inquiétait la belle qui tentait de le distraire. Ah, ces chers élèves feignards. Godric devrait m'être reconnaissant: il s'agit généralement de ses élèves que j'attrape. Les Slytherin ne font pas l'école buissonnière. Je n'encouragerai jamais la médiocrité. Mais ma migraine leur sera aujourd'hui profitable: qu'ils courent plutôt que d'assister à un cours de métamorphoses. Ils seront trop contents d'assister à un cours de vol sur balai. commença-t-il avec un léger mépris dans la voix comme toujours si caressante. Il se reprit avant de s'égarer une fois de plus dans ses yeux. À la recherche de quelques instants de paix après une classe éprouvante, fit-il simplement, avant de compléter: Crois bien que j'aurais foudroyé tout autre que toi pour avoir interrompu ces instants. La caresse sous la menace, l'abandon inavoué, le sentiment, l'impulsion, une fois de plus… Ne t'inquiète pas outre mesure, Helga. Si je décidais vraiment de trouver l'entrée de ces fichues cuisines, je ne le ferais pas en attendant que tu en sortes. Je le ferais loyalement. Un second sourire étira ses lèvres alors qu'il contemplait la jeune sorcière. Il ne saurait jamais lui murmurer son importance, trop fier. Il ne pouvait que se contenter de l'admirer en dissimulant de son mieux le désir qui transparaissait pourtant dans son regard. Helga. Belle et douce Helga…


[je suis tellement rouillée que c'en est triste é_è]


Dernière édition par Salazar Slytherin le Dim 29 Jan - 21:36, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: And then you. [s.]   Dim 29 Jan - 18:10


❝ Il aurait fallu presque rien, peut-être, un geste de lui, un sourire d'elle qui lui dise "viens". Il aurait fallu presque rien, peut-être, qu'un oiseau s'enfuie avec un bruit d'ailes pour que tout soit bien... ❞


Les ténèbres les encerclaient, les maintenant dans un univers à part entière et comme coupé du monde extérieur, de l’école et de ses déjà nombreux dédales qui dissimulaient quelque mauvais esprits joueurs et oreilles un peu trop curieuses, de cette centaine d’élèves qui remplissaient les lieux des milles émotions qui habitaient leur frêle corps d’adolescents et de jeunes adultes, de ces créatures magiques dont on découvrait chaque jour encore l’existence, de ces siècles passés qui hantaient littéralement les lieux, de ces rumeurs intestines qui parvenaient aux oreilles des professeurs, l’opprobre générale même sous la protection du seigneur d’Edimbourg. L’ensemble des détails entourant Helga et qu’un œil aussi bien humain que sorcier ou animal étudierait avec attention disparaissait purement et simplement dès lors qu’elle se retrouvait en présence du sombre sorcier. Qu’elle ne se trouve dans la Grande Salle en plein repas d’accueil des premières années et elle n’accordait plus d’attentions aux cris joyeux des uns et des autres pour ne se concentrer que sur la chaleur diffuse du bras du sorcier contre le sien paisiblement posé sur la table. Qu’elle n’offre ses leçons de botaniques à ses élèves, son attention divaguait sur la silhouette du sorcier qu’elle observait s’éloigner dans le parc avec quelques de ses élèves favoris pour ne leur enseigner quelques tours que l’Ecole n’était pas sensée enseigner à ses élèves. Qu’ils ne se trouvent dans un couloir sombre, froid et dangereux de par les créatures se dissimulant dans les ombres, et elle n’avait plus conscience que de ces yeux verts pâles qui se plongeaient dans les siens et lui faisaient pratiquement oublier ce qu’elle était venue faire, jusqu’à son nom même.

Elle lui adressa un léger sourire alors qu’elle était incapable de détacher son regard du sien, ça en aurait été presque douloureux. Comme si on lui arrachait une partie d’elle-même. Ce qui se passait immanquablement lorsqu’il devait quitter l’Ecole afin de recruter de nouveaux élèves. Le voir s’éloigner, le dos tourné dans la cour, ne cessait de lui briser le cœur alors qu’elle avait pertinemment conscience que ce n’était que temporaire, qu’il reviendrait plus vite qu’elle ne pouvait l’imaginer. Elle n’osait imaginer l’état de désespoir qui l’envahirait s’il ne devait jamais revenir. Si Rowena était la sœur qu’elle avait rêvée d’avoir et à laquelle elle s’était raccrochée avec désespoir pour amorcer une nouvelle existence, devenant la chair de sa chair sans en partager le sang. Si Godric était devenu le grand frère protecteur et attentionné que toute petite fille rêvait d’avoir afin de poser un regard rempli d’admiration et d’étoiles sur lui. Aucune de ces personnes qui étaient très certainement les plus proches d’elle ne parvenait éclipser le grand Salazar Slytherin. Dès lors qu’elle avait rejoint le monde sorcier, elle avait entendu parler de lui. A sa curiosité et son intérêt somme toute naturels, s’était mêlé l’admiration lorsque son chemin avait croisé le sien la toute première fois. L’admiration avait ensuite cédé la place à un sentiment plus profond et intense mais qu’elle continuait de taire consciemment.

La douce sorcière se contenta de hocher négativement la tête, baissant le regard et indiqua dans un presque murmure qui n’aurait pas atteint les oreilles de son interlocuteurs si les dédales des souterrains n’étaient pas envahi d’un silence pesant. « Je suppose que je viens y apporter un peu de lumière. » Elle lui adressa un léger sourire avant d’ajouter avec ironie : « Et jouer quelques mauvais tours aux sorciers qui se perdent dans ces ténèbres. » Elle était appréciée de ses élèves non seulement pour sa gentillesse mais également pour son humour particulier. Bien sûr, une telle attitude ne sied guère à une directrice d’école et nombre de parents, voire d’élèves et particulièrement chez les Slytherins, le déploraient mais en fin de compte, elle n’avait jamais prêté attention à ce que l’on pouvait dire d’elle et entre un sourire et un reproche, elle ne prenait que le positif. Elle rit doucement, secouant la tête. L’animosité enfantine entre les deux maisons masculines de l’Ecole était amusant de son point de vue mais là encore, tous ne partageait pas son opinion. Cependant, à leur différence, elle connaissait les deux directeurs et savaient parfaitement qu’en fin de compte il ne s’agissait là que d’une amitié masculine et ce qu’elle comportait de compétition et de chamaillerie. A la fin de la journée, à la fin du tournoi, à la fin du match, les deux sorciers étaient les premiers à partager un éclat de rire, une tape sur l’épaule et un whisky. Ne jamais se fier aux apparences.

Elle perdit cependant rapidement son sourire légèrement amusé lorsqu’il évoqua la douleur d’une migraine. Immédiatement, sans réfléchir et de manière presque instinctive, elle se rapprocha de lui, réduisant à néant les quelques pas qui les séparaient l’un de l’autre, et leva sa main vers sa tempe, frôlant de ses doigts encore chauds et fleurant la cuisine qu’elle venait de quitter afin de lui masser avec délicatesse cette dernière, souhaitant retirer toute souffrance qu’il pouvait ressentir. « Tu as mal ? » Une petite barre apparut entre ses deux sourcils, comme à chaque fois qu’elle s’inquiétait pour autrui et son regard se concentra sur la tempe du sorcier. Si elle pouvait prendre le mal qui devait lui vriller la boîte crânienne, elle le ferait sans réfléchir plus d’une seconde. Ce n’est qu’en détournant son attention vers les yeux émeraudes du sorcier qu’elle se rendit compte à quel point ils étaient proches. Trop proches. Plutôt que de s’éloigner, elle se gela sur place, incapable de penser, incapable de réfléchir. Leurs corps n’étaient séparés que de quelques centimètres, voire millimètres. Elle sentait clairement une chaleur diffuse se répandre dans tout son corps, prenant naissance dans son estomac comme une rose qui s’éclorait lentement, le souffle qui émanait d’elle, de lui qui se déposait tendrement sur sa propre peau, le battement assourdissant de son cœur qui résonnait dans ses oreilles de manière presque obscène. Elle s’humecta les lèvres, osant à peine prendre une inspiration. Il aurait fallu presque rien.

Elle retira doucement sa main du visage du sorcier avant de reculer d’un pas, incapable de s’éloigner davantage, son corps réclamant de retrouver la chaleur de Salazar, souffrant d’un manque viscéral qu’elle tenta de faire taire derrière un sourire faible et bien morne. « Je devrais te laisser. Veux-tu que j’aille chercher Silvia pour qu’elle te soigne ? » Dans ses prunelles se lisaient une tendresse et une affection infinie. Ils étaient radicalement différents et n’avaient en principe rien en commun si ce n’est leurs talents mais Helga le connaissait plus que quiconque. Elle avait parfaitement conscience que sous ses apparences froides et déterminées, Salazar était certainement le plus droit et fidèle à ses idéaux de tous. Elle lui adressa un sourire encore fébrile, son cœur refusant de ralentir. « Dois-je te mettre au défi alors de les trouver ? » Quant bien même, elle désirait garder cet emplacement pour elle et les elfes, partager un secret avec lui, quelque chose que même Rowena ignorait, était une chose qu’elle avait envie de vivre. Ceci d’autant plus qu’elle lui dissimulait déjà une grande partie de son être. Une partie que non seulement Rowena mais également Godric connaissait. C’était injuste. Mais avait-elle vraiment le choix ? Son cœur ne serait pas le seul à se briser si elle le perdait. Elle y perdrait également son âme.

[Mon Dieu, c'est horrible. Je reprend doucement le RP, pardon]

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MessageSujet: Re: And then you. [s.]   Dim 29 Jan - 22:01


❝ Eleanor Rigby picks up the rice in a church where a wedding has been ; Lives in a dream. Waits at the window, wearing a face that she keeps in a jar by the door. Who is it for? All the lonely people, where do they all come from? ❞


Il aurait été prudent de se détourner, de prétexter une occupation autre, préférablement aussi loin que possible, mais Salazar en était bien incapable. Lorsqu'il se trouvait en présence de Helga, il n'avait plus qu'un seul désir: contempler son visage plus longuement, la faire sourire, rire … Voir l'éclat incomparable teindre son visage de poupée de cette intense joie intérieure caractérisant sa jeune amie. Ses désirs auraient pu être bien plus salaces, il fallait l'admettre, surtout chez un homme aussi séducteur et coureur de jupons que le jeune homme récemment sacré seigneur de Norfolk à la suite du décès paternel. Une fois de plus, son regard étincelant se porta au creux des prunelles couleur de ciel de la belle jeune femme, incapable de s'en détacher. Un homme sage se serait échappé, enfui, dérobé avant qu'il ne soit trop tard… Heureusement que Salazar Slytherin n'avait jamais été très sage. Le mal était également déjà fait: depuis qu'il avait croisé son regard lors de la compétition, il n'avait su effacer son visage poupin de sa mémoire troublée. Quelle ironie. Il était une légende dans le monde sorcier. Né dans des draps de soie, il s'était montré dès l'enfance comme étant un sorcier à la fois puissant et redoutablement intelligent, ainsi que profondément solitaire. Sa réputation en tant que sorcier n'était plus à faire, tout comme celle de duelliste. Une légende, un mythe de chair et de sang … De sang qui battait furieusement dans ses veines lorsqu'il sentait simplement l'approche de Helga Hufflepuff. Un mythe. Un homme. Un homme de chair et de sang, si fort mais si faible devant elle, prêt à se damner mille fois pour connaître enfin le goût tant attendu de ses lèvres interdites. Ses lèvres qu'il devinait douces et sucrées sans vouloir réellement se l'avouer. Des lèvres à damner un saint. Brusquement, il se reprit, inspirant une bouffée d'air frais. Salazar ne pouvait pas la courtiser ; il en était purement incapable, pressentant un malheur à venir, inexplicable et inévitable. Pourtant, il était incapable de reculer. Faute de pouvoir faire la cour à la belle, un homme rempli de compassion aurait reculé pour ne pas la troubler, pour ne pas la laisser dans cet entre-deux tendu et délicieusement intense. Salazar n'avait heureusement jamais été rempli de compassion.

Je suppose que je viens y apporter un peu de lumière. Un sourire orna les lèvres de Slytherin, qui se sentit envahi par une subtile bouffée de tendresse à l'endroit de la jeune femme aux longues boucles blondes, qui encadraient son visage de manière exquise. S'il avait été romantique, il lui aurait dit qu'elle lui apportait beaucoup plus qu'un peu de lumière, qu'un peu de joie, qu'un peu d'espoir… Mais il n'était pas un romantique. S'il avait été en son pouvoir de la courtiser, il lui aurait dit comme le moindre de ses gestes le mettait en émoi, comme son rire l'alertait plus aisément qu'un incendie. Mais il ne le pouvait pas. Il se contenta, comme toujours, d'un de ses éternels regards profondément fichés au creux du sien, qui exprimaient désir et respectueuse retenue, crainte, également, crainte d'inévitablement blesser la jeune femme et de se briser à son contact. Salazar ne pouvait pourtant pas s'en détourner. À cause de l'Espoir, ce même Espoir qu'il avait cru mort et qu'elle faisait renaître en lui. Sans en être consciente, elle serait partiellement responsable de leur perte… Il ne s'égara pas davantage, immédiatement freiné par la sensation poignante qu'il sentit en son coeur lorsque la sorcière s'approcha, avec un air sincèrement inquiet envahissant son visage. Ses doigts caressant sa tempe l'électrisèrent et il ferma doucement les yeux, sentant une intense chaleur naître au creux de ses reins. Tu as mal? Ses paupières s'entrouvrirent à nouveau. Si j'ai mal? questionna-t-il rapidement en un murmure pourtant puissant. S'il avait mal? Sa migraine était la dernière chose qui le concernait pour l'instant. Sans réfléchir, il posa un doigt prudent entre les fins sourcils de Helga, comme s'il pouvait effacer la ligne de souci qui avait creusé ses traits. Il sentait sur la peau nue de son cou la douce respiration aux chaudes effluves de la sorcières, sans pouvoir empêcher l'inévitable désir de le rattraper une fois de plus. Il aurait voulu se dévêtir et la poser doucement au sol, et caresser sa peau qu'il savait douce comme une pêche. Embrasser ses lèvres vermeille. Se laisser …. Il respira et fit un pas en arrière alors qu'elle faisait également un pas de retrait. Ironique était la situation. Ils reculaient pour mieux réclamer la chaleur de l'autre.

Je devrais te laisser. Veux-tu que j'aille chercher Silvia pour qu'elle te soigne? Silvia Hildebald, qu'on lui avait offerte suite à la chute de sa famille, et qu'il avait refusée pour épargner à celle-ci l'humiliation de se voir forcée à se donner à l'homme qui avait humilié sa famille. De toute manière, il ne portait foi à aucun mariage. Il sourit, et franchit à nouveau l'espace qui les séparait, son corps réclamant viscéralement le contact de Helga. Une fois de plus, ses mains aux longs doigts se tendirent vers elle, repoussant délicatement une des mèches qui obstruaient sa vue du visage de la belle. Le geste renvoyait à une nuit obscure d'il y avait cela quelques mois, lorsqu'il lui avait dévoilé les escaliers mobiles de Hogwarts, et les lui avait offerts. Tous les utiliseraient. Elle seule pourrait réellement aller où elle le souhaitait en les empruntant. Dois-je te mettre au défi alors de les trouver? Amusé, il rit. L'enchantement était passé, ne demeuraient que l'affection et la tendresse, la patience de la belle pour ses moqueries continuelles, et le charme qu'il contenait tant bien que mal. À toi seule je laisserai le droit de me traiter comme un gamin en me mettant au défi de faire quoi que ce soit. Mais soit, j'accepte le défi. Je trouverai les cuisines, Helga, et lorsque mes troupes pénètreront ton domaine, j'espère que tu m'en feras courtoisement faire la visite. L'allusion à peine dissimulée à son désir était claire, bien que diffuse. Salazar la démentirait si Helga en venait à le questionner, bien entendu, mais il ne pouvait s'empêcher de légèrement s'échapper en sa présence. Elle ensorcelait le sorcier d'ordinaire si calculateur, dont les moindres gestes étaient prévus plusieurs coups à l'avance, et qui se targuait de contrôler toute situation. La vérité était pourtant bien simple chez cet homme à la complexité avérée: il excellait en tout, pour tout. Et Helga Hufflepuff était la seule qui puisse se vanter de lui faire perdre ses moyens. Tout près, ils étaient si près l'un de l'autre. Il ne pouvait pas. Il ne pouvait pas s'autoriser à… Il la dominait de sa taille, mais sentait, à quelques millimètres à peine de lui, son ventre. Salazar sentait contre l'étoffe de sa propre tunique celle de la robe de la jeune femme. Quatre ans. Quatre ans d'attente, pour ne pas la brusquer. Il le lui aurait volontiers avoué: il n'en pouvait plus. L'homme était incapable de reculer, désormais. Et l'inertie agaçait sa nature de conquérant. Il pencha la tête vers elle, nez à nez, les yeux au même niveau, ciel étincelant et froides émeraudes… Il ne pouvait pas.Arrête-moi. Helga, arrête-moi... La supplique, presque désespérée, avant de glisser une main sûre d'elle et pourtant si hésitante dans son cou, sous ses longs cheveux de soie, et de se pencher doucement, doucement, pour poser ses lèvres contre les siennes. Il l'embrasserait comme elle le méritait: doucement, n'osant pas aller plus loin de peur de la brusquer et de la perdre à jamais. Un baiser, un seul, était tout ce qu'il réclamait de sa part. Il attendait depuis si longtemps qu'il en était presque paniqué, transi de désir. Salazar Slytherin et Helga Hufflepuff s'embrassant avec passion dans un couloir sombre, sous les seuls regards froids des dieux.

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    You feel so lonely and ragged, you lay here broken and naked. My love is just waiting to clothe you in crimson roses. I will be the one that's gonna find you, I will be the one that's gonna guide you. My love is a burning, consuming fire. hear my whispers in the dark.
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MessageSujet: Re: And then you. [s.]   Mar 31 Jan - 2:22


❝ Take this sinking boat and point it home, we've still got time. Raise your hopeful voice you have a choice, you'll make it now. Falling slowly, eyes that know me and I can't go back. ❞


Helga n’avait jamais été très au fait des histoires de cœur et n’avait jamais approché d’homme s’ils ne faisaient pas partie de sa famille ou de celle de Rowena par la suite. Elle ne savait guère comment réagir à leurs côtés et ne se sentait réellement à l’aise que lorsqu’elle pouvait les considérait comme des amis. C’était sans doute quelque chose de triste à son âge, alors que bon nombre de ses élèves étaient déjà mariées si ce n’est fiancées mais aucun homme n’avait jamais touché la jeune sorcière. Elle n’avait jamais été embrassée, pas même de ces baisers que les enfants se donnent de manière ingénue et sans arrière pensée. Aucun homme n’avait posé son regard sur elle avec l’envie de se rapprocher, de la toucher avec délicatesse à des endroits où nul n’avait encore posé les mains. Du moins, c’est ce dont elle était persuadée. C’était sans doute la raison pour laquelle elle se tendait toujours furtivement lorsque ses doigts frôlaient ceux de Godric lorsqu’il lui passait la carafe d’eau. C’était sans doute la raison pour laquelle ses joues se teintaient légèrement de pourpre lorsque Clothaire se penchait vers elle afin de lui murmurer dans le creux de l’oreille les quelconques problèmes administratifs dont il devait s’occuper. Et c’était sans le moindre doute la raison pour laquelle un long frisson parcourut son échine dorsale lorsqu’elle sentit le doigt de Salazar se poser sur son front, tentant de retirer le trait d’inquiétude qui s’était installé entre ces sourcils. Son père avait pour habitude d’effectuer exactement le même geste lorsqu’il souhaitait requérir son attention. Et si cela la renvoyait dans un passé lointain et aimé, les émotions qui la submergeaient n’avait rien à voir avec les sentiments d’une fille envers son père.

« A gagner, un dessert à la clé. » Elle avait conscience de l’ambiguïté de ses propos et des palpitations qu’ils causaient en elle. Cependant, elle refusait de croire qu’il les adressait réellement à elle et que derrière ces dernières, il y avait une véritable volonté de double jeu. Elle n’osait même imaginer que les sentiments et le désir qu’il faisait naître en elle, sans qu’elle en soit véritablement consciente, pouvait lui être destiné. Salazar Slytherin était un des hommes les plus séduisants du monde sorcier. Pour Helga, il en était même le plus séduisant. Comment imaginer dès lors que ce genre d’individu hors d’atteinte pour une jeune femme ordinaire comme elle pouvait avoir son intérêt de capter. Des femmes à la beauté glaçante et étourdissante devaient se jeter à son cou dès qu’il leur en offrait l’occasion. Helga n’était clairement pas de celle-là. Elle lui adressa alors un léger sourire empli d’innocence inconsciente et remercia les ténèbres qui les entouraient, permettant de dérober à sa vue le rouge dont se paraient ses joues. Le silence n’était cependant guère son allié en cet instant précis et elle était persuadé que son cœur qui tambourinait à une allure folle contre sa poitrine devait s’entendre au moins jusqu’en salle des potions.

Un cœur qui à l’instar de sa respiration se mit à paniquer lorsqu’elle sentit Salazar se rapprochait encore davantage d’elle si c’était humainement possible. Elle releva lentement son regard dans ses yeux et se perdit une fois de plus dans les deux émeraudes brillantes qui l’hypnotisaient. Elle ouvrit lentement la bouche afin de protester du désastre qui se profilait à l’horizon. Ils étaient amis. Ils étaient collègues de travail. Ils ne pouvaient pas. Ils ne devaient pas. Elle était Née-Moldue. Il les haïssait. Elle avait pertinemment conscience qu’une tragédie se profilait à l’horizon mais tant son cœur que son corps refusaient de bouger, refusaient de céder aux invectives de son esprit rationnel. Son regard se troubla de désir. Elle voulait plus que tout autre chose laisser Salazar approcher son visage du sien. Elle se consumait de goûter ces lèvres qui envahissaient son univers jusqu’à le réduire entièrement à ces dernières. Elle était terrifiée à l’idée de ce qui était en train de se passer mais n’avait aucunement la volonté d’arrêter le cours des choses. « Ne me demande pas ça. » Un souffle. Une inspiration avant que finalement leurs lèvres n’entrent enfin en contact.

Quatre ans. Quatre ans de frustration et d’attente. Quatre ans de déni et d’amitié. Quatre ans de soupir et de douleur invisible. Elle ferma les yeux, la gorge nouée par l’émotion tandis que l’électricité du baiser transita de l’un à l’autre, la jeune femme sentant des milliers d’étincelles traverser son corps de part en part et lui donner vie, réveillant des parties de ce dernier dont elle imaginait à peine leur éveil. Ils étaient dans une école de magie. Ils étaient sorciers. Et pourtant, cette forme de magie était la plus puissante qui lui ait jamais été donné de rencontrer. Elle se laissa portée par ses émotions, levant timidement la main pour la poser contre le torse du puissant sorcier alors que le baiser gagnait en intensité toute mesurée. C’était son tout premier baiser et elle n’aurait jamais imaginé, pas même l’ombre d’un instant que cela aurait été si agréable, si doux. C’était comme si tout se mettait en place. Elle ne se rendit pas immédiatement compte que le bruit rauque et grave qui faisait trembler son corps provenait de sa propre gorge alors que ce même corps recherchait encore davantage la proximité avec Salazar, la réchauffant dans ce couloir froid et glacial, lui faisant tourner la tête et les sens. Si elle n’avait pas senti la main puissante du sorcier dans sa nuque comme point d’appui, si elle n’avait pas sa main posée sur lui, elle aurait défailli. Trop d’émotions fortes envahissaient son faible corps. Elle n’était pas habituée, plus encore elle n’aurait jamais imaginé cela possible.

Rassemblant un peu de courage et énormément d’audace, elle ferma le peu de distance qui les séparaient l’un de l’autre, sa poitrine contre son torse, son estomac contre son bas ventre, les plis de sa robe s’insinuant dans l’espace de ses jambes et ouvrit légèrement ses lèvres, laissant sa langue entrer timidement en contact avec les lèvres de Salazar puis sa propre langue. Mais avant d’aller plus loin, elle dut mettre fin au baiser, se retrouvant littéralement à court d’oxygène. Elle s’éloigna de quelques millimètres à peine, baissant le regard, incapable de le regarder dans les yeux après ce qu’elle s’était surprise à faire, les joues rosies par les émotions, les lèvres gonflées par le baiser échangé. Elle ne s’en serait jamais pensé capable. Elle n’aurait jamais imaginé ressentir ce qu’elle ressentait en cet instant précis. Elle avait toujours imaginé que ce genre de chose n’arrivait qu’aux autres et que ce n’était pas pour elle. Refusant obstinément de regarder Salazar, elle détourner le regard vers le côté, les larmes qui étreignaient sa gorge quelques minutes plus tôt faisant finalement surface. Finalement après quelques secondes de tergiversation qui lui parurent interminables, elle releva son visage vers Salazar et lui sourit timidement, peu sûre d’elle et de ses facultés. Allait-il la rejeter en raison de ses biens faibles facultés dans ce domaine ? Allait-il convenir qu’il devrait en terminer là pour ne pas troubler davantage l’Ecole qui avait déjà suffisamment de souci avec une histoire compliquée avec déjà deux de ses Fondateurs ? Devait-elle lui avouer qu’une grande partie de ses nuits s’étaient retrouvées hantées par ce type d’évènement ? Ce qu’elle lisait dans ses yeux, toutefois, la réconfortait et calmait les battements affolés de sa peur lancinante. « Salazar, je … » souffla-t-elle avant de laisser sa tête reposer contre le torse du sorcier, incapable d’en dire davantage, ses mains se resserrant sur les pans de sa tunique, s’attachant à lui pour éviter qu’il ne se dérobe. Tant pis si elle devait souffrir, elle s'avouait la vérité dans son plus simple appareil.

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MessageSujet: Re: And then you. [s.]   Mer 1 Fév - 7:10


❝ Feel your presence filling up my lungs with oxygen, I take you in. I've died. Tell me when I'm gonna live again, tell me when I'm gonna breathe you in? Tell me when I'm gonna feel inside, tell me when I'm gonna feel alive? ❞


Il avait toujours eu peur de mourir, semblait-il. Confronté à la mort dès l’enfance, la Faucheuse avait toujours imprimé une peur diffuse dans ses songes. Pourtant, contre les lèvres de la jeune femme qui se pressait dorénavant contre son torse, contre son ventre et son bassin, il ne pouvait plus penser. Sa bouche, ses lèvres, son visage contre le sien étaient devenus son univers. Si Salazar était doté de nombreux attributs, personne n’aurait songé à l'affabuler de celui de romantique. Au contraire, il se comportait en séducteur-né avec la plupart des femmes qui croisaient son chemin, en gamin qui avait été habitué, dès l’enfance, à obtenir tout ce qu’il souhaitait. Et il fallait bien admettre que ces charmantes créatures le lui rendaient bien. Un sourire, un regard un peu trop prolongé sous une rangée de cils, un geste appuyé, un frôlement, même, suffisaient parfois à réveiller ses instincts les plus bas, les plus vils. Sans s’intéresser aux noms, aux désirs d’autrui, il ne désirait que prendre. S’épancher. Se satisfaire, sans offrir plus qu’un ballet étourdissant de soupirs sans promesse de lendemain, sans espoir d’obtenir autre chose que le souvenir fugace d’une nuit d’extase, au cours de laquelle ils en oublieraient leur nom même pour ressurgir, pantelants et perdus, des affres de la luxure. Quelquefois, il revenait pour une seconde ou quelques autres nuits, parfois par amusement, souvent par ennui ou par paresse, mais jamais par un réel intérêt. Il ne suffisait que d’une longue crinière blonde pour capter son regard. Un regard feignant l’innocence. Des yeux si bleus. Une peau si pâle. Tout souvenir d’Elle était bon pour attiser son désir, pour ne pas qu’il le déploie sur elle, pauvre agnelle ne sachant pas sur quel loup elle serait tombée. Il n’avait jamais été un romantique, et pourtant, elle échappait à toute règle pouvant s’appliquer au froid bourreau des coeurs qu’était Salazar, qui se contentait de prendre pour son bon plaisir mais qui se retenait tant bien que mal en sa présence, pour ne pas l’effaroucher. Car en vérité, il n’avait jamais voulu qu’elle.

Sa cage thoracique allait exploser sous le contact doux de sa main doucement posée sur son torse. Doucement, Salazar lui laissa prendre l’initiative ; il ne souhaitait pour rien au monde la faire détaler, maintenant qu’elle était enfin tout contre lui. Surpris, il la sentit se rapprocher encore davantage, sentant sa poitrine s’appuyer contre lui, leurs coeurs battant la chamade à l’unisson. Leurs respirations se fondaient, leurs doigts libres se liaient... Le moment était trop pur, trop parfait pour être réel, lui semblait-il. D’un instant à l’autre, elle se détournerait et s’enfuirait parce que son intensité lui ferait peur, parce qu’elle ne voulait pas tout compliquer... Il aurait du se dérober, quitter les anciens cachots avant qu’il ne soit véritablement trop tard, mais elle se pressa avec davantage d’ardeur contre lui, laissant sa langue s’égarer dans la bouche du Slytherin qui, n’en pouvant plus, se cala contre les pierres froides du mur peu éclairé, l’attirant à lui avec une fermeté décidée. Soudain, elle mit fin au contact, baissant le regard, comme si elle avait honte de ce qu’elle faisait. Les doigts de Salazar, qui avaient maintenu la nuque de Helga, se dégagèrent de son cou gracile pour venir se poser sous son menton, contemplant avec une intensité troublante les prunelles de la sorcière qui leva finalement les yeux vers lui. Tu n’auras jamais à baisser les yeux devant moi. Salazar n’avait nul besoin d’utiliser son don de legilimancie, se fondant en elle pour comprendre qu’elle doutait. En ces temps obscurs, rares étaient les femmes célibataires ainsi que de bonne famille disposant d’une expérience approfondie dans le domaine des choses de l’amour, le fondateur en avait conscience. Il ne l’avait jamais voulue vile et consentante, prête à exécuter les moindres bassesses nées de l’âme troublée de Slytherin. Il la voulait telle qu’il la connaissait: innocente, pure, si différente de toutes les femmes qu’il avait auparavant cotoyées. Salazar, je... Dans son regard passa un éclat de tendresse, cette tendresse maladroite et brusque car trop peu ressentie et communiquée alors qu’il laissa retomber ses doigts froids tout contre sa gorge pâle, qu’il sentait frémir à son contact. Tu n’as pas à t’expliquer. Helga... Tu n’as pas à te justifier. Il se reprit, la fixant de ses yeux pâles. À présent qu’il avait goûté aux lèvres de la jeune femme, il ne souhaitait que s’en délecter à nouveau. Salazar n’aurait cependant pu se résoudre à s’y lancer immédiatement à nouveau, constatant l'angoisse réelle qui se dépeignait sur ses traits réguliers.

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MessageSujet: Re: And then you. [s.]   Sam 4 Fév - 22:20


❝ I've been searching a long time for someone exactly like you. I've been travelling all around the world, waiting for you to come through. Someone like you makes it all worth while.❞


La jeune sorcière sentit une vague de frissons envahir son être, descendre le long de sa nuque puis de sa colonne vertébrale et à partir de là venant se perdre le long de ses bras, dans la chaleur de son ventre, dans la longue de ses jambes. La présence de Salazar à ses côtés, contre elle, était un bienfait auquel elle se raccrochait comme un bateau se raccroche à son point d’amarrage dans la tempête. Certes, il était la cause des violentes émotions qui l’assaillaient depuis leur première rencontre et qui ne cessaient de s’intensifier depuis qu’elle avait enfin goûté à la douceur de ces lèvres qui avaient connu d’autres femmes avant elle, de la rugosité de ses mains si puissantes qu’elles étaient craintes dans toute l’Europe, de la tendresse de ce regard vert émeraude que d’aucun ne pouvait observer de manière indifférente. Mais il en était également le remède. Elle le laissa relever son visage et posa son regard dans le sien, le dévorant presque, comme si elle souhaitait mémoriser le moment pour ne jamais le perdre. Qui savait quand ils auraient de nouveau l’opportunité d’être aussi proche à nouveau ? Peut être était-ce même son unique opportunité d’être proche de lui. Les occasions d’être en tête à tête étaient si rares pour des personnes de leur rang. Les regards se braquaient nécessairement sur eux. Et les langues se déliaient plus vite qu’en temps normal lorsque l’un ou l’autre en était l’objet. Elle lui adressa un léger sourire et hocha lentement la tête. Se rendait-il compte de l’emprise qu’il avait sur elle ? Qu’il avait toujours eu sur elle ? Et qu’il aurait toujours sur elle, même à distance, même au-delà de la mort ? Elle était persuadée que si elle devait mourir un jour, elle continuerait d’errer comme les fantômes parcourant Hogwarts, en silence et sans déranger, et ne se trouverait apaisée que lorsqu’elle le retrouverait. Lorsque s’il le voulait, il la rejoindrait.

Son cœur s’emballa lorsqu’elle réalisa qu’elle s’emballait également un peu trop rapidement. Elle resta silencieuse quelques instants avant que le pourpre ne s’empare à nouveau de ses joues, réalisant qu’elle était encore proche de lui, se rendant compte qu’elle souhaitait uniquement l’embrasser à nouveau et sentir ses caresses. « Merci Salazar. » Sa voix était rendue légèrement rauque par l’échange qu’ils avaient eu quelques instants plus tôt ; aussi, elle dût se racler la gorge avant de froncer légèrement les sourcils. Elle était persuadée qu’elle n’avait pas besoin de le préciser au vu du regard qu’il posait sur elle et de la manière dont il la connaissait depuis tellement d’année. Mais elle avait besoin de savoir si ce n’était pas un rêve, si ce qu’elle vivait en cet instant précis allait venir s’écraser contre un mur pour ne plus jamais se relever. La main qu’elle avait laissée posée contre le torse du sorcier vint se poser contre son propre cœur dont elle sentit les battements précipités. « Je ne veux pas tout gâcher, Sal. » Elle ne voulait pas le perdre. Elle tenait trop à lui pour pouvoir envisager de vivre sans lui. « Promet moi que quoi qu’il arrive, quoi qu’il advienne, tu seras toujours présent. » Elle avait conscience de ce qu’elle lui demandait. Elle était terrifiée à l’idée qu’il ne découvre ses origines et ne la rejette. « Je suis Helga. Je tiens énormément à toi plus qu’à quiconque. Plus même qu’à Rowena. Promet moi que c’est ce que tu te remémoras toujours. Le reste est futile. Promet le moi. »

Elle n’osait pas encore mettre de mots sur ce qu’elle ressentait pourtant pour lui depuis des années. Elle n’avait jamais su mettre de mots auparavant et elle n’était pas prête à le faire aujourd’hui alors que tout s’écroulait. Durant toutes ces années, elle s’était persuadée qu’elle était respectable et s’était évertuée à servir d’exemple ; mais la manière dont elle venait de se comporter, l’envie et le désir qui l’assaillaient en cet instant précis pour cet homme qui n’était pas son mari, pas même son fiancé n’avaient rien à voir avec la convenance qu’elle aurait dû avoir. Pendant tout ce temps, elle avait imaginé que ce qu’elle ressentait lorsque son regard se posait sur la haute et élégante silhouette était futile puisqu’il ne pourrait jamais la voir que comme une collègue, une amie tout au plus ; et pourtant dans ses yeux … Elle se redressa et ce faisant, son visage s’approcha à nouveau de celui de Salazar, leurs lèvres n’étant séparées que par quelques souffles d’airs. Mais cette fois-ci, elle ne craignit pas de le regarder dans les yeux et ne détacha pas son regard du sien, s’y perdant, y perdant toute notion du temps, de l’endroit, d’elle-même.

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MessageSujet: Re: And then you. [s.]   Lun 6 Fév - 17:38


❝ No matter how many times that you told me you wanted to leave, No matter how many breaths that you took you still couldn't breathe. Do you really want? Do you really want me? Do you really want me dead? Or alive to torture for my sins?

La fin, ce devait être la fin. Douce torpeur apathique le plongeant dans un autre monde, un semi-songe idyllique peuplé de tant d’effluves trop douces, trop fortes, aux mille senteurs envoûtantes, qui menaçaient de le faire chuter. Salazar s’égarait dans les méandres tortueux de son esprit trop indécis pour un homme de sa trempe, s’engouffrant dans une léthargie intérieure, ses songes se mêlant à la souffrante réalité de son tourment, plaie béante creusée à mains nues, semblait-il, au coeur de sa poitrine puissante. Il creusait sa propre tombe, Salazar en était conscient: il offrait au Destin une barre de fer avec laquelle il se briserait lui-même les reins, le dos et le cou, mais surtout, le coeur. Le coeur... Il ne pouvait se l’avouer à lui-même, trop couard pour s’affirmer ses douleurs, ses traumatismes, ses émotions... L’homme n’avait jamais eu le courage de leur faire face, les laissant plutôt le façonner à leur guise, retors. Elle voyait à travers lui, semblait-il, comme si les yeux si froids du sombre sorcier n’étaient pour Helga Hufflepuff que de vulgaires fenêtres lui révélant tout de son âme, son âme tourmentée de sorcier brillant mais trop fier, trop exigeant pour son temps, trop visionnaire pour sa génération. Il aurait voulu pouvoir être généreux, pouvoir la repousser, la jeter dans les bras d’un autre moins sombre, moins difficile, plus facile à aimer. Salazar savait, sans vouloir se l’admettre, qu’ils n’étaient en rien assortis: le visage de la sorcière était fait pour être baigné de lumière, entouré d’un halo resplendissant, alors que lui appartenait aux sombres couloirs, aux moments éveillés de terreur nocturne. Elle n’était que douceur, une douceur sage, innocente, enfantine. Salazar pouvait tromper autrui en se montrant doux ; mais il ne l’avait jamais été. L’homme était tortueux, glissant comme de la crème, agréable mais constamment prêt à mordre ou à tourner autrui en dérision, capable des plus grandes louanges tout comme du plus cruel des châtiments, ne ressentant aucune compassion pour celui qu’il châtrait. Un autre, plus généreux et moins égoïste, l’aurait blessée immédiatement pour mieux la soulager plus tard, mais Salazar n’en ferait rien. Croyant se couvrir de doux draps de soie, ils draperaient l’autre de leur linceul.

Je ne veux pas tout gâcher, Sal. L’homme fronça les sourcils, pris de court. Si Helga ne s’était pas attendue à l’échange passionné qui précédait l’instant présent, Salazar y voyait plutôt l’aboutissement de quatre années d’avancée prudente, par crainte de la blesser et d’un destin auquel le fondateur ne souhaitait pas songer. Il sourit. Tu crois vraiment pouvoir me faire fuir? Un air amusé teintait sa voix de velours. Je crois avoir affronté de plus terrifiants adversaires, et ils n’avaient certes pas ta beauté. Le compliment, auparavant à demi-voilé , le fit sourire une fois de plus. Petit être aisément choqué, qui battrait retraite s’il se montrait vulgaire -et les dieux savaient qu’il en était bien capable- ou trop entreprenant... Helga revint pourtant à la charge, l’air décidé. Promets-moi que quoi qu’il arrive, quoi qu’il advienne, tu seras toujours présent. Salazar, sans reculer d’un pas, prit un écart pour fixer la jeune femme du regard, incertain de ce qu’elle lui demandait. Lui demandait-elle fidélité, constance, présence? Ne savait-elle pas qu’il en était simplement incapable, et profondément rétif au modèle social du ‘couple’ de leur temps? Salazar la regarda franchement dans les yeux, plus honnête qu’il ne l’avait jamais été avec elle, la voix tendre mais presque dure, d’une froide franchise. Tu sais mieux que quiconque qu’on ne me fera jamais marcher au pas, Helga. Il ne voulait en rien la blesser, mais elle devait savoir qu’elle n’avait pas embrassé un chevalier en armure étincelante, qui l’enlèverait sur son cheval pour l’emmener vers le soleil couchant. Il n’était pas ce genre d’homme ; Salazar Slytherin était dur. Il n’avait jamais aimé mettre un nom sur les relations qu’il entretenait et, si c’était le cas, il ne s’agissait que de relations superficielles, desquelles se débarrasser relevait davantage de l’effort plutôt que de la difficulté. Incertain, il ne savait que dire. Que voulait-elle de lui? Une bague, des serments? Des promesses? Il détestait promettre. Des attaches trop aisées à créer, trop difficiles à dissoudre sans se compromettre. Le doute envahit son regard. Il aurait voulu pouvoir éviter cette conversation, la renverser et l’embrasser plutôt que d’avoir à briser ses espoirs insensés. Croyait-elle avoir sous les lèvres un romantique, un homme fidèle? Jamais. Que veux-tu de moi, Helga..? La soudaine colère qu’il ressentait ne transparaissait pas, mais elle était présente, parvenant presque à occulter la crainte qui courait à présent dans ses veines, celle de la perdre si tôt. S’il s’était un jour imaginé l’atteignant enfin, il n’avait pas prévu que cette conversation lui tomberait dessus aussi rapidement. Une tristesse teintée de violence l’envahit. Que veux-tu que je te promette? La tension suintait de tout son être. La réponse lui parvint rapidement. Elle avait du cran, la petite sorcière, il fallait l’admettre. Sa fermeté, malgré son apparente frayeur, était impressionnante. Je suis Helga. Je tiens énormément à toi plus qu’à quiconque. Plus même qu’à Rowena. Promets-moi que c’est ce que tu te remémoras toujours. Le reste est futile. Promets-le moi.

Il s’adoucit instantanément, son palpitant calmé par ce qu’elle lui demandait. Aucune promesse, qu’une réalité... Crois-tu qu’il me serait possible de t’oublier? Sa voix avait perdu sa saveur menaçante, retrouvant ses trémolos caressants et graves. Elle se redressa, le fixant alors que le sorcier se perdait dans l’azur de son regard, souhaitant s’y égarer à jamais, sans promesse de retour. Il se détourna pourtant, loin d’être berné par l’affirmation que la belle sorcière lui faisait. Trop simple. Elle avait mis trop de gravité dans une demande trop simple, trop aisée. Bien entendu qu’il ne l’oublierait jamais, qu’il savait son importance. Derrière lequel de ses sourires se dissimulait l’attaque? Le Slytherin était un stratège, qui prévoyait la plupart de ses mouvements et de ses répliques plusieurs coups à l’avance. Où était l’attrape derrière cette demande trop innocente? S’il savait la jeune femme qui se tenait devant lui comme étant sage, et avisée malgré son humour parfois enfantin, il ne doutait pas une seule seconde que cette demande en dissimulait une autre. Ce n’est pas réellement ce que tu veux savoir, je serais prêt à le parier. Tu sais que je ne pourrais pas t’oublier. Elle détourna son beau visage une fois de plus, comme si elle avait été choquée de la franchise des propos de Salazar. Sa voix vibrait d’autorité lorsqu’il alla une fois de plus doucement cueillir son beau visage pour le tourner vers ses propres traits altiers. Regarde-moi, Helga. Ne crains pas ce que je te dis ... Je te dis la vérité. Je ne saurais t’oublier, jamais. Tu le sais, pourtant. Alors que veux-tu réellement savoir? Qu’attends-tu vraiment de moi? Quelle sombre réalité n’osait-elle pas lui dire, vraiment, et si elle refusait de la révéler, combien de temps encore pourrait-il prétendre que ce n’était rien, qu’il pouvait faire comme si de rien n’était? Helga... Sa voix n’était à présent qu’un murmure Comment pourrais-je t’oublier?

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MessageSujet: Re: And then you. [s.]   Sam 18 Fév - 20:57


❝ Good times for a change. See, the luck I've had can make a good man turn bad. So please please please, let me, let me, let me, Let me get what I want this time. ❞


Il était rare qu’un sourire n’agrémente pas le doux visage de la sorcière mutine mais en cet instant précis, ses lèvres se paraient uniquement d’un léger signe extérieur de sa joie connue et reconnue de tous. Il était quelque peu étonnant pour elle de se rendre compte que les seuls instants où elle pouvait perdre sa bonne humeur légendaire résidait dans le comportement du seul être qui était capable de faire chanter son cœur en une musique intérieure étourdissante et qui ne s’en rendait pas compte. Son unique blessure provenait de son unique amour si tant elle trouvait le courage et l’audace de définir de cette manière les sentiments qui l’accablaient dès lors que le grand et terrible Salazar Slytherin était concerné. Elle vacillait à peine dès qu’elle entendait les mots cruels qu’il lançait à l’encontre des Nés-Moldus, dès qu’elle remarquait le regard empli de dédain qui envahissait son regard émeraude lorsque Godric ne faisait qu’émettre l’hypothèse de traiter ces élèves sur un même pied d’égalité, dès qu’elle était témoin d’un geste déplacé qu’il pouvait avoir à l’encontre des moldus. Elle vacillait à peine mais en son for intérieur, une flamme s’éteignait avec douleur une fois de plus. Raison pour laquelle en cet instant précis, elle avait parfaitement conscience de craindre le moindre propos du puissant sorcier, el moindre geste qu’elle pourrait faire et qui pourrait l’éloigner à tout jamais. Pouvait-elle le faire fuir ? Un large sourire envahit ses lèvres, donnant le change mais n’atteignit jamais ses lèvres. Si tu savais la vérité, plus que fuir, tu me rejetterais et ne te retournerais jamais. Elle aurait aimé lui avouer. Elle était persuadée, contrairement à ce que pouvait penser Rowena, que Salazar mis devant le fait accompli finirait par l’accepter et revoir sa position sur les sorciers du même genre que la Directrice des Hufflepuff. Il avait conscience de la puissance de cette dernière et à partir de là, comment pouvait-il continuer à nier à ces derniers le droit d’être appelé Sorciers ? Mais pour une fois dans son existence, l’unique fois de sa courte vie, Helga était lâche. Elle ne voulait pas perdre ce lien déjà si ténu entre eux. Elle ferma douloureusement les yeux lorsqu’elle sentit une colère noire suinter de lui. Il ne faillissait jamais à sa réputation. Et cela ne faisait que la conforter dans sa décision de ne rien lui révéler. C’était mieux ainsi. Dut-elle lui mentir, elle le ferait sans y penser une seconde fois.

Elle détourna le regard sous l’intensité de son regard et de ses paroles. Il lisait en elle comme dans un livre ouvert et elle le laissait faire sans s’interroger davantage sur la manière dont elle devait agir avec lui. Il n’était pas Rowena. Il n’était pas Godric. Elle ne pouvait le laisser pénétrer en elle comme elle le laissait faire si facilement. Déterminée, elle jeta une chappe de plomb sur son passé, le condamnant au gouffre noir et obscure duquel il ne devait plus jamais sortir pour ne pas la faire souffrir en imaginant tout ce qu’elle avait perdu et ne pourrait jamais retrouvé, ni faire souffrir les autres lorsque finalement ils se rendrait compte que rien de ce qu’il n’avait cru jusqu’à présent n’était vrai. Elle le laissa guider son visage vers le sien et planta ses yeux bleus océans dans les siens avant d’ouvrir la bouche et de l’interroger d’une voix certes douce mais qui ne trahissait pas le moindre doute sur ses interrogations. « Te souviens tu, Salazar ? De la première personne qui t’a souri ? » Il s’agissait de la sage femme qui venait de la mettre au monde et qui bénissait Dieu et ses prophètes d’avoir enfin permis au couple d’avoir un descendant. « De la première fois que tu as ri ? » Son père d’habitude si sérieux lui avait adressé une grimace de son acabit alors qu’elle venait de laisser tomber sa poupée de chiffon sur le sol humide et sale du château. « De la première fois où tu as du subir une colère noire ? » Sa cousine lorsqu’elle lui avait joué un tour qu’elle estimait drôle mais que sa cousine ne partageait visiblement pas. Elle semblait aimer porter une robe sèche. « De la première fois où tu as goûté la salinité de ses larmes ? » Lorsqu’elle s’était éloignée à cheval de son enfance, coupant les ponts avec sa famille afin de survivre. « De la première fois où quelqu’un t’as embrassé ? » Salazar quelques minutes auparavant. Elle attendit quelques instants, lui adressant un pâle sourire avant de poursuivre. « Et de la seconde personne qui t’a souri ? De la quatrième fois où tu as ri ? De la septième fois où tu as dû subir une colère noire ? De la onzième fois où tu as goûté la salinité de tes larmes ? De la quinzième fois où quelqu’un t’as embrassé ? » Elle hocha lentement la tête. « Le temps passe et nous fait oublier toutes ses choses. Même les personnes que l’on a aimé, on finit par tout oublier d’elle, peu important qu’ils aient été notre univers pendant un temps. Ils disparaissent dans les méandres du temps. » Ne m’oublie pas.

Elle se mordilla la lèvre inférieure et sursauta en entendant une flamme crépiter non loin d’eux, puis plongea son regard dans celui de son séduisant interlocuteur. « Salazar, me fais-tu confiance ? » Elle ne pouvait lui révéler son plus grand secret mais elle avait bien l’intention de faire un pas vers lui et de lui révéler ce que peut être il cherchait sans réellement le savoir. Retrouvant son allant et sa bonne humeur légendaire, balayant les quelques instants auparavant plus sombre et tendus d’un geste de la tête, son sourire atteint finalement la joie de ses yeux qui se mirent à pétiller de malice. « Je souhaiterais te montrer quelque chose mais pour ça, il faudrait que tu me fasses confiance. » Elle savait que gagner la confiance du sombre sorcier n’était jamais gagné et elle ignorait même si Godric le possédait. Elle lui tendit la main sans jamais le quitter des yeux, le laissant prendre pour argent comptant tout ce qu’elle pouvait lui offrir. Son être entier. Son âme. Son présent. Elle ne lui dissimulerait jamais que son passé et voulait lui montrer qu’il pouvait avoir son future entre ses mains. Qu’il pouvait le réduire à néant s’il le désirait.

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you are something in my eye and I am the shiver down your spine. you are on the lick of my lips and I am on the tip of your tongue. we are tangled, we are stolen, we are buried up to our necks in sand. we are luck, we are fate, we are the feeling you get in the golden state. we are love, we are hate, we are the feeling I get when you walk away.
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And then you. [s.]

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