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 godric ■ well, i believe the world is coming to an end

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MessageSujet: godric ■ well, i believe the world is coming to an end   Ven 4 Nov - 2:43


❝ I think you turn, turn the clock, but I don't know how to. And I can't remember caring for an hour or so. Started crying and I couldn't stop myself, I started running but there's nowhere to run to. I sat down on the street, took a look in myself, said 'where you going man, you know the world is headed for hell?' Say your goodbye if you got someone you can say it to. ❞

Les pas rapides du sorcier à la démarche assurée de fauve laissaient de longues empreintes sur le chemin terreux menant à Hogsmeade. Il avait toujours préféré se déplacer par voie magique, affirmant sa nature la plus profonde, et avait pourtant parcouru la distance séparant Hogwarts du village à pied, laissant la pluie glaciale pénétrer sa cape et, semblait-il, toutes les pores de sa peau. Il lui arrivait si souvent de se réveiller égaré et confus que Salazar s'autorisait une douche impromptue, bain salvateur dont il pouvait pourtant s'échapper à tout instant. Les grandes eaux avaient chassé les passants, et le fondateur parcourait seul les chemins du village qui, en trois ans à peine, avait connu une croissance d'exception. À l'image de cette école qu'ils avaient fondée quatre ans auparavant, la figure de proue de toute une génération de sorciers, Hogsmeade était un refuge en pleine expansion pour les sorciers qui souhaitaient vivre en paix, à l'abri de la persécution des moldus. Sous les mèches qui envahissaient son front, les yeux verts de Salazar se fixèrent sur l'enseigne à l'effigie d'une tête de sanglier: le Hog's Head. La taverne bourdonnait d'une activité constante, et l'entrée dans l'établissement du sorcier provoqua un léger silence alors que les regards se fixaient sur le sorcier qui repoussa d'un geste vif ses cheveux vers l'arrière. Sa silhouette élégante se profilait sur le mur qui lui faisait face alors qu'il s'approchait de l'emplacement qu'il occupait généralement en compagnie de Godric. Après avoir tiré le banc sur lequel il se laissa tomber, Salazar entendit les conversations reprendre. Malgré leur présence plus que fréquente dans la taverne du village, l'arrivée des fondateurs avait tendance à provoquer cet effet: le respect silencieux et craintif qu'impliquaient les plus grands sorciers de leur époque. « Bonsoir, Ariadne », fit le sorcier en adressant à la jeune serveuse du Hog's Head un regard appréciateur. Elle avait été de toutes les soirées depuis trois ans déjà et, avant que le noble n'ait pu articuler le désir d'étancher sa soif, la sorcière posa une pinte d'hydromel face à lui, qui la contempla, détaillant sans gêne les détails de son visage aux traits réguliers. « Avec cette rapidité, nul doute que tu es la plus prompte à combler mes désirs », commenta-t-il d'un air mi-amusé, mi-séducteur. La jeune fille s'autorisa un rire bref, habituée depuis trois ans aux éternels commentaires appréciateurs du fondateur, qui n'avait pas une fois tenté de la mettre dans son lit. « Tes désirs ne doivent pas être efficacement comblés, dans ce cas », répliqua-t-elle avec une pointe d'ironie. Le visage coupant du sorcier s'éclaira d'un sourire, car en vérité, il appréciait véritablement Ariadne. « Au contraire. Mais personne pour s'en charger avec autant de verve que toi, Eberhart. »

Le rire doux de la jeune Allemande se fit entendre alors qu'elle faisait mine de le menacer de ses menus poings. « Tu sais bien que je suis à ton service, Salazar », minauda-t-elle d'un air à peine convaincu. Il lui leva son verre « J'y compte bien. A propos de servir, comment se porte ton fiancé? » demanda-t-il en prenant soin d'arborer une mine innocente. « Très bien, merci », répliqua-t-elle en rejetant ses cheveux vers l'arrière, son accent à peine audible dans l'allégresse qui avait envahi la taverne suite à l'ouverture de la porte. « Merde », poursuivit-il: une habitude. C'était une amitié simple qu'ils partageaient tous deux, soudée par les confidences faites au-dessus d'innombrables pintes, scellées par le pacte sous-entendu des gens employés dans les tavernes: écouter sans ébruiter. « Parlant de fiancé, je dois quitter. Tara s'occupera de vous. Bonne nuit, Salazar », finit-elle par dire en quittant, un dernier sourire adressé au sorcier. « Tara? Tu me laisses avec Tara? » Une question rhétorique. Une serveuse dont le plus grand exploit consistait à servir une choppe sans en renverser le contenu sur le client. Sans esprit, avec à peine assez de beauté pour intéresser le sorcier. Sans intérêt. Le regard foudroyant qu'elle lui adressa était sans équivoque. Amusé, il porta sa pinte à ses lèvres, appréciant le liquide froid qui coulait en lui. Ce petit bout de femme autoritaire était capable de bien davantage que d'être serveuse au Hog's Head, peu importe le plaisir que lui procurait la compagnie de la demoiselle à l'esprit vif. Une large main se posa sur son épaule, mais il lui était bien inutile de se retourner pour savoir qui l'interrompait ainsi: l'allégresse générale avait suffi. Le rassemblement des deux frères d'armes avait souvent cet effet sur la clientèle du Hog's Head. « Gryffindor, tu étais presque en avance », remarqua-t-il, amusé, sa voix suave à peine assez forte pour être entendue. Le frère sombre et le frère éclatant, le frère droit et le frère plein de verve, le frère cynique et le frère tolérant. Il fallait pourtant le rendre aux deux puissants sorciers: ensemble, ils étaient extraordinaires.
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MessageSujet: Re: godric ■ well, i believe the world is coming to an end   Mer 30 Nov - 3:28

Le galop rapide de son cheval martelait avec puissance la terre, souillant de boue le pelage impeccable de l’animal. Ivre de vitesse, le cavalier donna une impulsion supplémentaire à sa monture pour le presser plus encore. La distance entre le château et la taverne était suffisamment courte pour être parcourue au triple galop sans trop fatiguer la bête, et il en profitait, malgré la pluie qui s’abattait sur l’Angleterre avec rage ces derniers jours. A vrai dire, la silhouette encapuchonnée aimait braver les éléments et le froid qui venait cingler son visage ne le faisait que se sentir plus vivant encore. Le bruit des sabots venant violenter le sol ne lui parvenait même plus, et sa confiance envers sa monture était telle qu’il aurait bien pu fermer les yeux sans craindre la moindre embardée. Theodor avait été autrefois un yearling sauvage, qui avait donné bien du fil à retordre aux meilleurs écuyers de la cour. Seul l’héritier Gryffindor était parvenu à maîtriser la fougue du jeune animal, qui lui avait été offert en récompense de l’exploit accompli. Depuis, l’animal ne semblait obéir qu’à son maître, et était doté d’une intelligence incroyable pour rebuter les quelques effrontés qui tentaient de l’approcher de trop près quand le chevalier n’était pas là. Il suffisait de demander à quelques élèves imprudents pour en avoir la confirmation. Comme Alejandro, un jeune serpentard qui avait voulu amuser la galerie en provoquant l’étalon et s’était pris un cuisant coup en plein crâne. D’où le retard de Godric, obligé de résoudre le problème en catastrophe sous peine d’avoir un mort sur la conscience. Heureusement qu’il maîtrisait bien les sorts de soins. Pauvre imbécile.

Son entrée dans le village fut passablement remarquée. Rares étaient les cavaliers qui osaient affronter l’averse diluvienne et surtout, personne au village n’avait une monture aussi fringante que celle de Godric Gryffindor. Il n’eut donc nul besoin de découvrir son visage pour que les quelques badauds sous les porches ou à leur fenêtre ne le reconnaissent. Il fallait dire que sa réputation le précédait à Hogsmeade. Il était bien loin le temps où il n’était qu’un simple paysan. Aujourd’hui, il était chevalier, fondateur de Hogwarts, professeur, illustre duettiste et pilier de comptoir notoire. De quoi impressionner la population locale. Theodor connaissait le chemin et freina des quatre jambes juste devant The Hog’s Head. Son cavalier, pas désarçonné pour un sou, garda toute sa droiture en anticipant le geste. Il n’avait tout de fois pas prévu l’apparition soudaine d’un sorcier sur sa droite qui fit faire un écart à son cheval nerveux. Il resta toutefois en selle et apaisa le pur-sang en lui flattant l’encolure. Maudits transplaneurs. Godric avait toujours exécré les transports magiques. Cette sensation de tournis quand il s’évanouissait du paysage pour apparaître ailleurs l’avait longtemps rendu, et bien qu’il s’y soit habitué pour parcourir le pays le plus vite possible, il n’en restait pas moins fidèle aux moyens de locomotion plus classiques quand il le pouvait.

Touchant enfin pied à terre, il n’eut pas à conduire Theodor à l’écurie que celui-ci, sans doute attiré par l’appel du foin, y était déjà parti sans lui. Sur sa gauche, un jeune garçon d’une dizaine d’années attira son regard. Tout à coup, il lui rappela quelqu’un. Un autre gamin qui avait des étoiles dans les yeux quand il voyait un chevalier débarquer dans sa bourgade. Son épée qui dépassait de sa longue cape semblait particulièrement lui plaire. Se penchant pour être à sa hauteur, il lui adressa un sourire bienveillant.
    « Quel est ton nom, mon garçon ? »
Il dut attendre quelques secondes avant d’obtenir une réponse. De toute évidence, l’enfant savait bien à qui il avait à faire, et était bien trop impressionné et surpris pour être capable d’aligner un mot. Pourtant, il parvint à se reprendre, jugeant sans doute qu’il avait accès à la chance de sa vie d’être un jour remarqué par quelqu’un d’importance.
    « Bran messire. »
    « Quel âge as-tu Bran ? »
    « 9 ans et demi. »
    « Es-tu un sorcier ? »
    « Je crois messire. Mais père ne veut pas que je fasse ça à la maison. »
Sourire. L’âge parfait. Un potentiel incroyable se dégageait de cet enfant, brimé sans doute par des parents un peu trop inquiets par les débordements éventuels de leur progéniture. Il lui passa une main affectueuse dans les cheveux avant de se redresser, le surplombant de toute sa droiture chevaleresque.
    « Je reviendrai te chercher, jeune sorcier. »
Bouche bée. C’était à prévoir. Il prit alors le chemin de la taverne, sentant encore le regard du gamin qui pesait dans son dos. Encore une nouvelle recrue, et avec un peu de chance, un Gryffindor. Il était donc d’humeur joyeuse lorsqu’il poussa la porte de l’établissement dont se dégageait des vapeurs d’alcool et des cris divers et variés. Soudain, le temps s’arrêta une micro seconde, et l’attention de tous ou presque se focalisa sur lui. Puis les conversations reprirent, plus enjouées encore. Dans un coin, il reconnut la silhouette de son frère de cœur et comprit que la soirée pouvait donc commencer pour eux. Salazar et Godric avaient toujours cet effet là sur les gens. Leurs exploits avaient dépassé les murs du bar et il savait que tous espéraient sans doute un événement épique pour venir pimenter leurs tristes vies.

S’approchant de son ami, il croisa au passage Ariadne qui avait semblait-il fini son service. Elle lui posa une main affectueuse sur le bras avant de filer, et il continua sa route jusqu’à satable habituelle. Il posa sa main glacée sur l’épaule de son ami avant de s’asseoir, anticipant évidemment son fameux reproche sur son retard. Il prit place face à lui et se fit servir quasi instantanément. La force de l’habitude évidemment. La serveuse était bien moins jolie que la précédente à en juger par le mépris que lui manifestait son frère d’armes.
    « Peut-être que si tu apprenais à tes élèves la prudence, j’aurais un jour l’esprit tranquille et le loisir d’arriver à l’heure. »
Passant une main dans ses cheveux mouillés par l’averse, il projeta quelques goutelettes alentours avant d’empoigner sa choppe et d’y tremper ses lèvres. Aussi, il se sentit réchauffé. La journée avait été éprouvante, et il savait qu’ici il pourrait un peu oublier. Les soucis causés par ses troupes d’élèves trop téméraires, sa culpabilité par rapport à Rowena. Il s’efforça de ne plus y penser car si l’occlumancie lui permettait de contrer la légilimencie de Slytherin, celui-ci le connaissait suffisamment pour lire sur ses traits. Il préféra donc entamer la conversation, la lançant sur un sujet bien éloigné de tout ça.
    « Allons mon frère, ne passe pas tes nerfs sur moi. Je sais bien que je ne suis pas de si bonne compagnie qu’Ariadne, mais tout de même. »
Une bagarre éclata à l’autre bout de la taverne, mais Godric n’y prêta pas attention. Il avait assez de problèmes comme ça à régler, tant pis. Ce soir, il laissait la chevalerie de côté pour se souler avec son ami de toujours, et viendraient ensuite les ennuis s’ils devaient y en avoir. Ennuis qu’il pouvait lui même provoquer s’il s’obstinait à parler de sujets épineux.
    « A ce propos, comment vont les choses avec Helga ? Tu es toujours décidé à ne pas la bousculer ? Non pas que je trouve ça mal, évidemment. Mais cela contraste tellement avec ton attitude à l’encontre des serveuses que je commence à m’inquiéter. Deviendrais-tu un incorrigible romantique ? »
Oui, la pente était savonneuse. Car il savait bien que la réciproque était tout aussi vraie avec lui. Enfin, Rowena et lui avaient au moins échangé un baiser. Ôh, rebondissement palpitant dans la vie amoureuse d’un pauvre chevalier solitaire. Ces deux là avaient beau être de sacrés mythes, ils étaient au fond de simples mortels quand il s’agissait des choses de l’amour …

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MessageSujet: Re: godric ■ well, i believe the world is coming to an end   Ven 27 Jan - 1:11


❝ Oh, well imagine; as I'm pacing the pews in a church corridor, and I can't help but to hear, no I can't help but to hear an exchanging of words. "What a beautiful wedding!, What a beautiful wedding!" says a bridesmaid to a waiter. "Oh yes, but what a shame, what a shame, the poor groom's bride is a whore.


Peut-être que si tu apprenais à tes élèves la prudence, j’aurais un jour l’esprit tranquille et le loisir d’arriver à l’heure. Salazar ricana, se doutant qu'il ne s'agissait là que d'une pique. Si les quatre fondateurs avaient en principe des responsabilités semblables au sein du château, leurs caractères très différents les poussaient souvent à s'attribuer des tâches plus appropriées. Ainsi, Helga aux talents de négociatrice et au caractère conciliant était celle qui entreprenait le plus les négociations avec les êtres magiques peuplant la forêt interdite. Or, la nature d'enseignant particulièrement sévère de Salazar le poussait à faire respecter le règlement au sein de l'école de sorcellerie. Je voudrais bien, mais j'attends que tu puisses inculquer aux tiens un peu d'intelligence. Ils font l'école buissonnière sélective: ils ne se présentent pas aux cours de métamorphoses, mais tu as bien entendu classe comble lorsque vient le temps de croiser le fer! Un éclair espiègle passa dans les yeux clairs du sorcier, qui reprit un peu de sérieux. Mais laisse-moi t'examiner, Gryffindor. La mine sérieuse, l'air préoccupé … De deux choses l'une: soit tu viens de recruter un nouvel étudiant, soit tu crains ton prochain rapport à l'époux de notre chère collègue. Il l'examina. Nul besoin, pour le legilimens, d'utiliser son talent particulier, qui lui était de toute manière généralement inutile auprès de son ami occlumens: Salazar avait toujours été un homme observateur et perspicace. Il préféra cependant ne pas pousser plus loin: s'il maintenait que le savoir constituait le pouvoir, il savait se montrer discret lorsque son frères d'armes le désirait. La réponse de Godric confirma d'ailleurs son intuition. Allons mon frère, ne passe pas tes nerfs sur moi. Je sais bien que je ne suis pas de si bonne compagnie qu’Ariadne, mais tout de même. Un rire franc quitta la gorge du sorcier alors qu'il portait sa chope à ses lèvres, manquant de s'étouffer en avalant l'hydromel de travers. Il envoya une solide claque dans le dos de son ami en guise de représailles. Si seulement il ne s'agissait que de beauté, le monde serait bien plus simple. D'intérêt, Godric, d'intérêt. Il se reprit. Mais j'oubliais ta propension à secourir la veuve et l'orphelin, continua-t-il, lui jetant de biais un regard à la fois amusé et taquin. Le flamboyant chevalier cessa pourtant de ricaner, reprenant son sérieux. Qu'ont-ils fait? demanda-t-il en référence aux agissements de ses élèves. Malgré un dédain certain pour le respect des règlements, Salazar tenait à ce que ses étudiants se comportent de manière à prouver qu'ils méritaient d'étudier sous sa tutelle. Qu'ils rendent justice à la grandeur allant de pair avec leur rang. Aussi laissait-il normalement aux élèves de son frère d'armes et de coeur les vulgaires pitreries engagées dans le seul but d'épater la galerie. Il fallait dire que la rivalité entre les deux maisons masculines était dorénavant proverbiale. Pourtant, la rivalité entre leurs fondateurs n'était présente que lors des duels et des compétitions teintées d'alcool, car les deux sorciers étaient amis depuis de longues années déjà.

A ce propos, comment vont les choses avec Helga ? Tu es toujours décidé à ne pas la bousculer ? Non pas que je trouve ça mal, évidemment. Mais cela contraste tellement avec ton attitude à l’encontre des serveuses que je commence à m’inquiéter. Deviendrais-tu un incorrigible romantique ? Un semblant d'orage passa dans le visage aux traits altiers du jeune seigneur de Norfolk. La relation profonde et complexe qu'il entretenait avec Helga était un sujet difficile pour le sorcier qui parlait déjà peu de ses émotions. Il enviait l'implacable franchise de son meilleur ami, qui, contrairement à Salazar, semblait capable de faire suite à ce qu'il ressentait. Salazar, lui, était paralysé. Il n'osait agir, de peur d'effaroucher la douce demoiselle, de peur de se briser contre ce qu'il n'osait admettre. Le sombre fondateur pressentait que tous deux ne s'en tireraient pas indemnes. Il aurait pu avouer à son meilleur ami que son coeur battait la chamade lorsqu'il croisait le chemin de leur consoeur, que la moindre de ses paroles résonnait comme une caresse plus douce que le velours. Mais il n'en fit rien. Il s'agissait d'un terrain plus que glissant, dans lequel il hésitait à s'engager. Le véritable problème réside dans le fait qu'il est aisé d'effaroucher nos consoeurs, et que ce n'est pas le genre de femmes auquel nous avons été habitués. Un réflexe: Salazar avait tendance à rationaliser plutôt que de s'engager dans une conversation dangereuse. Cela a bien peu d'importance, de toute manière. Je n'ai réellement besoin que de chaleur passagère dans mon lit, ce que certaines se font plaisir de me fournir. Le reste a bien peu d'importance. Les affaires du coeur ne seyaient pas Salazar, qui ne souhaitait pas démêler les émotions complexes qui l'envahissaient au contact d'Helga. Il ne se connaissait pas l'âme d'un romantique, ni d'un poète. Il n'était qu'un excellent amant, pas un amoureux. L'amour, il ne le communiquait que comme on le lui avait appris: un amour dur, maladroit … Un amour vache. Un instant, une tristesse infinie envahit son regard froid, qui ne dura qu'un bref instant. Il enviait à Godric le simple fait que ce dernier puisse se donner le droit d'éprouver quoi que ce soit vis-à-vis de Rowena. Ironiquement, il avait droit à des émotions pour une femme mariée … Alors que Salazar ne s'autorisait pas d'éprouver quoi que ce soit pour une femme qui, à priori, était libre. Les deux fondateurs étaient des hommes de légende, dont on vantait les mérites partout dans le monde magique, et leurs exploits étaient nombreux. Des légendes incapables d'affronter leurs propres émotions… murmura Salazar avant de se reprendre. Enfin, mon ami, buvons. Buvons à cette école, notre grande réussite …. Et à de nombreux autres exploits! Ils levèrent tous deux leurs chopes, engloutissant d'une traite le liquide entêtant, commandant une nouvelle tournée d'une seule voix.

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