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 off the beaten track ✱ gwindor/mélusine

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MessageSujet: off the beaten track ✱ gwindor/mélusine   Mar 17 Jan - 23:26



"Réalisez-vous au moins la bêtise de vos paroles ?!" Habituellement douce, la voix de Mélusine avait perdu toute candeur. Ses yeux de chat étaient écarquillés par la stupeur mêlée à un certain dégoût. Devant les deux jeunes garçons - ils devaient à peine être rentrés dans leur seizième année -, elle plaça ses mains sur ses hanches, comme sa propre mère faisait avant de lui donner un discours glacial sur la façon dont une jeune fille digne de son nom et de son rang devait se comporter. Imitant inconsciemment les gestes maternels, elle secoua frénétiquement la tête, pinçant les lèvres. Deux paires d'yeux ignares se levèrent vers la blonde lentement, la regardant du bas puisque les deux serdaigles étaient assis sur un banc de la grande salle, à l'occasion du dîner. "Pardon ?" fit l'un des deux garçons, fronçant les sourcils devant l'interruption de Mélusine, qui s’était arrêtée en passant à côté d’eux, ayant ouï quelques bribes de conversation qui lui avaient déplus.
Qu'est ce que la pouffsouffle leur voulait, alors qu'ils étaient en train de prendre leur repas paisiblement ?

✱ ✱ ✱ ✱ ✱

Rire gras d’un côté, grimace moqueuse de l’autre. La conversation était enjouée entre les deux garçons, qui singeaient Lucy Patmol, une élève de première année tout comme eux. "Moi, Patmol, incapable en magie et aussi utile que l’idiot du village ! Comment une fille comme ça espère un jour se faire trouer ? Il faudrait être aussi fou qu’elle pour accepter !" A cette réplique sordide, de nouveaux rires gras. L’un d’eux, tout en continuant de s’amuser, emplit sa bouche de patates, mâchant sans gêne, l’orifice ouvert, recrachant quelques morceaux sous le coup des éclats de rire. Un spectacle qui, sans être rare, dégoûtait d’autres convives assis à la tablée des serdaigles, et en particulier une petite jeune fille brune dont les joues rosées laissait apercevoir sa gêne, et dont le menton qui tremblait laissait deviner son trouble. Loin de s’en soucier, l’autre garçon continua, fort de monter dans l’escalade de l’ignominie. "Sales nés-moldus ! Tous les mêmes, des culs-terreux, je cracherai dans leur soupe !" A ces paroles, la jeune fille réprima un sanglot, ce qui malgré le bruit ambiant – la Grande Salle était toujours bruyante à l’heure du repas – attira l’attention des garçons… qui, réalisant que cette fameuse Lucy Patmol était à leurs côtés, furent aussi ravis que des gosses la veille de Noël. "Patmol, justement ! Envoie nous donc ta soupe qu’on crache dedans !" renchérit le jeune homme, tous sourires alors qu’il s’apprêtait à faire passer à la née-moldue un sale quart d’heure. De lourdes larmes coulaient désormais sur ses joues. Silencieusement, la détresse s’insinuait en elle. La jeune fille paraissait avoir leur âge, mais était tellement plus fébrile qu’eux… A ses vêtements, on devinait une origine sociale n’étant pas des plus favorisées.
"Réalisez-vous au moins la bêtise de vos paroles ?!" Cette interpellation avait brisé les éclats de rires, et alors que Lucy Patmol n’osait plus lever les yeux de son bol de soupe depuis que son bourreau avait menacé de cracher dedans, elle risqua tout de même un coup d’œil vers la blonde. "Pardon ?" Mélusine leva les yeux au ciel, passablement agacée par le comportement des deux garçons. Comment pouvait-on s’en prendre à quelqu’un d’aussi fragile ? Ce manque de sensibilité doublé d’une bêtise sans limite effarait la jeune poufsouffle. "C’est plutôt dans vos soupes qu’un gobelin devrait cracher, jeunes gens. Vous devriez avoir honte de votre comportement, et je ne comprends même pas comment vous avez pu arriver dans cette école qui a pour but l’apprentissage sans distinction selon que vous soyez sang pur, sang-de-bourbe ou même né-moldu ! Si cela ne tiendrait qu’à moi, vous seriez sommés de rentrer chez vous sur le champ. Heureusement pour vous, je n’ai pas ce pouvoir. Cependant, j’ai le pouvoir de vous faire cracher des limaces pour le reste de la soirée alors vous avez intérêt à déguerpir de suite dans vos quartiers." siffla-t-elle, se stoppant afin de reprendre sa respiration. "Et sachez que si j’entends à nouveau parler de frasques vous concernant, je m’arrangerai pour faire de vos insignifiantes petites vies un enfer." Cette touche finale laissa perplexe les deux premières années. Devaient-ils prendre ces menaces au sérieux ? Ils échangèrent un regard hésitant, aucun n’osant ouvrir la bouche, mais aucun aussi ne daignant se lever. Ils avaient, certes, un peu pâlit, mais toute insolence ne semblait pas les avoir quitté. Mélusine, bonté incarnée habituellement, se retrouva quant à elle surprise par ce débit de parole dont elle avait fait preuve. Pourquoi s’était-elle emportée de la sorte ? Un seul regard vers cette Lucy Patmol lui rappela pourquoi. La poufsouffle ne lui avait jamais adressé la parole mais elle avait déjà entendu son nom au détour d’un couloir. Et assise là, devant son repas, semblant vouloir lui décrocher un faible sourire sans le pouvoir, Mélusine se surprit à ressentir de la pitié pour une personne à laquelle elle n’avait jamais adressé la parole. Pour la première fois de son existence, elle ne ressentit pas une fierté égoïste. C’était différent du sentiment qu’elle avait lorsque son professeur de potions la félicitait, de lorsqu’elle réussissait à faire un nouveau point de croix. C’était beaucoup plus gratifiant, beaucoup plus exaltant. Forte de ce sentiment nouveau, et voyant que les deux idiots ne faisaient que se regarder interloqués, elle reprit la parole, encore plus sèchement qu’auparavant, plissant le bord de la lèvre supérieur en laissant apparaître l’une de ses canines aiguisées. "Dois-je vous signaler qu’en tant que derniers arrivés dans ce château vous n’êtes pas à même de vous défendre contre une deuxième année ? Ou souhaitez vous le découvrir par vous-mêmes ?" Elle leur lança le regard le plus noir qu’elle pu – bien que cela resta un regard noir de Mélusine, crédible que durant quelques secondes. Mince, du haut de leurs quinze ans, ils n’allaient tout de même pas lui répondre, aussi effrontés qu’ils étaient ? D'un autre côté - mais cela, ils n'avaient pas à le savoir - Mélusine n'était pas vraiment une battante, et n'aurait sans aucun doute pas l'avantage face à eux. C'était ce que l'on appellait un mensonge intelligent... "Déguerpissez."
Ce dernier ordre, soufflé avec autant de mépris dans la voix qu’elle le pouvait, les motiva à abandonner leurs assiettes et à quitter la Grande Salle sans finir leurs repas. En voyant l’air empoté de l’un d’entre eux, Mélusine se surprit à penser que cela lui ferait le plus grand bien de sauter le dessert. Miséricorde, elle devait vraiment avoir mangé du lion ce soir, elle qui tenait plus de la belette habituellement. Cette pensée ne la fit néanmoins pas sourire, puisque la scène n’y prêtait vraiment pas. Serrant les dents alors que les deux serdaigles s’éloignaient, elle lança un dernier regard à Lucy Patmol. Que lui dire ? La jeune fille semblait s’être calmée. Mélusine avait envie de la réconforter, mais n’avait-on pas envie de se retrouver seule après s’être fait humilier de la sorte ? La blonde ouvrit la bouche mais aucun son n’en sortit. Elle pu observer Lucy se lever rapidement pour elle aussi se diriger vers la sortie, sans que la poufsouffle ne réagisse. L’incompréhension et la gêne s’emparèrent d’elle. Le sentiment d’impuissance remplaça le sentiment de victoire. Elle avait gagné la bataille mais pas la guerre ; Lucy Patmol serait certainement en train de pleurer dans son édredon ce soir.
Le regard attristé, elle ne prit néanmoins pas la peine de lui courir après. Que lui dire ? Que ces deux garçons avaient tort ? Elle le savait sûrement. Que tout ne serait pas toujours comme ça ? C’était malheureusement faux. Proférer des paroles rassurantes puant le mensonge ne serait d’aucun secours. L’estomac noué et bien que sa faim était coupée, elle se retourna vers la table de sa maison. Lasse, elle ne voulait pas chercher ses comparses habituels pour dîner, et prit la première place libre à côté de l’endroit de l’altercation. Mélusine se passa une main sur le front, il était brûlant. La fièvre de l’angoisse, sûrement. Car aussi assurée qu’elle avait pu paraître, elle avait été tout, sauf sûre d’elle.
Son regard se porta sur les plats opulents, elle saisit une pomme, qu’elle se mit à couper en quartiers, tout en se demandant qu’est ce qui avait bien pu lui prendre.






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MessageSujet: Re: off the beaten track ✱ gwindor/mélusine   Ven 10 Fév - 18:21

La journée avait été plutôt ennuyeuse, aujourd’hui, aussi le moral de Gwindor ne volait pas bien haut. Il avait une soif d’apprendre impressionnante, et quand les cours du jour ne se portaient que sur ce qu’il connaissait, cela le lassait vite. L’hypothèse de se servir de son avance pour passer devant les autres et le montrer haut et fort ne l’avait jamais effleurée, aussi avait-il juste gardé le silence, baissé les yeux, et laissé son esprit vagabonder vers des contrées lointaines.
Ce calme cérébral l’avait laissé quelque peu las, et les discussions de ses camarades ne volaient pas assez haut pour lui être d’un quelconque secours ce soir. Il avait besoin d’être stimulé, c’était plus fort que lui. Après le repas, il irait à la bibliothèque et avalerait goulûment un ouvrage complexe, c’était décidé.
En attendant, Gwindor décida de ne pas s’asseoir près d’eux, il avait déjà bien trop entendu parler des harpies aujourd’hui. Il les connaissait bien, il en avait traqué une pendant des jours. Elle avait été l’élément déclencheur du plus grand rebondissement de sa vie : il avait pris son baluchon et avait suivi un groupe d’explorateurs pendant deux belles années.
Sa vie intrépide et sauvage lui manquait de plus en plus. Ici, c’était propre, il y avait de la discipline et de la hiérarchie, sans être le bagne loin de là, mais il n’y était plus habitué. Les seules surprises qu’il rencontrait étaient le menu du soir. Palpitant. Peut-être finalement que sa lassitude n’était pas seulement due au cours de la journée, mais aussi à son enracinement à Hogwarts… Oh, le voilà qui doutait de tout. Ça n’allait pas.

Heureusement, un événement un peu imprévu allait le sortir de sa mélancolie. En face de lui, vers la salle des Serdaigles, une fille de sa classe prenait un air autoritaire et semblait pester contre deux étudiants. Une autre fille un peu plus loin pleurait, trois larmes tombèrent dans sa soupe. L’esprit du jeune homme se mis en marche et de nombreux scénarii tapèrent dans son crâne, tandis qu’un sourire dessinait ses lèvres. Il ne l’avait jamais vu s’énerver, cette grande blonde. Mélusine, c’était son prénom. Ils ne s’étaient jamais parlé, pourtant ils se fréquentaient depuis deux années. Ils suivaient les mêmes cours. Partageaient la même table. Et elle avait une prédilection évidente pour le plus vieux fauteuil de la salle commune des Poufsouffle. Car lui aussi, et la présence de la blonde l’avait forcé à se déloger de nombreuses fois.


Il eut beau tenir à distance les conversations de ses voisins de tablée, il n’entendait pas ce qu’ils se disaient, là bas, à la table des bleus. Il remarquait juste que son visage était fermé, son front plissé, ses yeux perçants. Les garçons se levèrent et partirent, suivis peu après par la pleurnicheuse. Flûte, son spectacle prenait fin. Son repas allait redevenir monotone. A moins que…
Mélusine vint s’asseoir en face de lui ! Qui l’eut cru. Il était à présent aux premières loges, nouvelle péripétie. Elle semblait énervée, il remarqua que ses doigts tremblaient. Elle les occupa en trucidant une pomme avec sauvagerie, ce qui eut le don d’étonner notre jeune homme.
« Pauvre pomme… ce n’est pourtant pas elle qui vous a énervé. »
La première étape était d’attirer son attention et peut-être de la calmer. Il n’était absolument pas doué dans l’art de faire de l’humour, mais il n’avait rien trouvé de mieux. La seule chose qu’il souhaitait, c’était briser l’ennui de ce triste jour.

« Que lui ont-ils fait, à cette pauvre fille ? Celle qui pleurait dans sa soupe ? Oui désolé, j'ai observé la scène. Comme un quart des élèves présents dans la salle, d'ailleurs... Les gens raffolent des prises de becs. Je n'ai jamais compris pourquoi les guerres et les déchirures avaient autant de succès, mais mes lectures m'ont appris que cela avait toujours été le cas. Mais ce sont normalement les chevaliers qui viennent en aide aux jeunes vierges éplorées, rarement d'autres... femmes. »
Premier monologue de la soirée. Il n'avait en fait pas dit un mot de la journée, alors cela lui fit un bien fou, à tel point qu'il parla plus qu'il ne l'aurait dû. Tanpis. Ca faisait du bien de délier sa langue.

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Dans un total oubli de moi-même, envahi par la nuit, le silence et la plénitude, j'avais trouvé la liberté.
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MessageSujet: Re: off the beaten track ✱ gwindor/mélusine   Dim 12 Fév - 20:54



Son coeur continuait de battre plus vite que la normale. Elle sentait le sang taper juste au creux de son cou, comme si, lui aussi échauffé par l'altercation, il réclamait vengeance, comme s'il réclamait plus que de simples remontrances à l'égard de ces deux garçons. Elle devait cesser ce penser à cela, une telle réaction ne lui ressemblait pas... Inspirant profondément pour se calmer du mieux qu'elle pu, et laissant de côté le premier quartier de pomme qu'elle venait de découper, l'agitation de Mélusine fut troublée par une voix s'élevant devant elle. Levant les yeux, elle découvrit un garçon d'à peu près son âge. Il la regardait fixement, et avait mentionné la pomme qu'elle tenait entre les mains. Il s'adressait donc à elle, mais pourquoi ?
Elle le connaissait, ce garçon. C'était Gwindor Capistran. Comme pour tous les autres élèves d'Hogwarts, Mélusine était capable de dire quelques mots sur lui sans même lui avoir adressé la parole un jour. Sa capacité à collecter des informations sur tous dépassait l'entendement et la curiosité de Miss Abbot était une chose bien connue au sein des poufsouffles. Il venait d'une bonne famille, mais contrairement à ce que son rang aurait pu lui offrir - relations, succès -, il préférait souvent rester seul... comme c'était le cas ce soir, apparemment. D'un bref coup d'oeil, Mélusine remarqua que leurs voisins de tablée parlaient entre eux, n'indiquant en rien qu'ils se trouvaient ici en compagnie de Gwindor. La blonde se souvenait aussi qu'il s'était assis à côté d'elle, un jour, en cours de potion, l'année dernière, lorsque Abby Pettypots, sa voisine habituelle, était alitée. Quelques autres fois, elle l'avait surpris assis dans son fauteuil habituel, à la salle commune de leur maisonnée. C'était le vieux fauteuil, celui avec un dossier en velours rouge un peu abîmé mais dont l'assise assouplie avait été rendue très confortable avec le temps - cela favorisait de longues heures de lecture au coin de la cheminée.
Ravalant sa salive, la poufsouffle baissa à nouveau son regard sur la pomme. Dire qu'elle était dans un sale état eût été un euphémisme. La blonde relâcha cette dernière, la laissant tomber dans son assiette, et posa le couteau sur le côté. Fronçant légèrement les sourcils, intriguée, elle ouvrit la bouche mais ne su que répondre à la remarque de Gwindor. Énervée, elle ? Cela se voyait autant ? Mélusine tenta de se reprendre, mais avant qu'elle n'eut pu lui répondre poliment qu'elle n'était en rien énervée, le brun se lança dans une tirade qui la laissa muette.
Sa façon de mentionner ses lectures lui parut un peu teintée d'arrogance, mais cette pensée fut vite chassée par une incompréhension qui emplit Mélusine. Où voulait-il en venir ? Face à lui, elle faillit rougir de son manque de raisonnement. Elle lisait aussi, mais jamais des livres sur la guerre ou sur la nature malsaine des hommes. Les contes qui berçaient ses soirées finissaient toujours bien. Le plus souvent, l'orphelin retrouvait sa mère qui était devenue riche à la suite d'un mariage avantageux.
Elle pensa un instant à s'excuser de la façon la plus polie qu'elle pouvait puis à s'éclipser mais... "Et lorsque les chevaliers se reposent, prenant leur repas après une journée éreintante emplie de milles et un combats, n'ayant le courage de se lever pour aller au secours de la vierge ? La femme devrait-elle hausser les épaules, sans aucune compassion pour sa semblable ?"
Sa diatribe était sortie toute seule, sans même qu'elle ne réfléchisse. Certainement un reste de l'excitation qu'elle avait subie en disputant les deux malotrus. Baissant les yeux, gênée en réalisant la rudesse de ses paroles qui ne lui ressemblait pas, elle ne les releva qu'avec une once de remords dans son regard. "Excusez moi, je ne voulais pas me montrer rude. Ni même dénigrer ceux qui se trouvaient à sa table et n'ont pas réagit..." Là, elle se sentait replonger dans le mensonge. A vrai dire, elle espérait secrètement que tous là bas culpabilisaient de n'avoir aidé eux-aussi Lucy Patmol. Néanmoins, les règles de bienséance voulaient qu'on s'excuse - de plus elle n'avait même pas regardé qui se trouvait à cette partie de la table des serdaigles. Si ça se trouve, il y avait le fils d'un duc, et en s'étant comporté comme une idiote elle serait la risée du prochain bal... De surplus, Gwindor avait dit que le quart des élèves avait entrevu la scène... Non, décidément, elle ne pouvait prendre le risque de dénigrer quiconque n'ayant pas réagit.
Elle hésita un instant avant de lui dire la raison du conflit. Il était Gwindor Capistran, il s'asseyait parfois dans son fauteuil, mais elle ne savait rien de lui et cette insécurité la poussait à garder le silence. Et puis... Si quelques élèves avaient laissé trainer leurs oreilles, alors la rumeur ne tarderait pas à faire le tour de la Grande Salle - sûrement avant même que Mélusine ne finisse de manger sa pomme. "Ils se moquaient d'une née-moldue." finit-elle par souffler, assez bas, comme si cela était un terrible secret, puis tordit sa bouche sur le côté. Admettre qu'elle s'était fâché pour cette raison avait quelque chose de honteux. Mélusine s'imaginait son père en face d'elle, devenant rouge de colère. Sans inciter à la haine envers ceux qui n'étaient pas nés de père et mère sorciers, le doyen Abbot lui avait toujours conseillé de se tenir loin de ce type de personne afin de ne pas compromettre leur nom de famille. Cela était raté - Mélusine adressait souvent la parole à nombre d'entre eux - néanmoins la blonde s'était toujours efforcée de rester en dehors de conflits les impliquant - et des conflits en général, Mélusine étant de nature pacifique. Combien de fois était-elle passée devant des Lucy Patmol sans leur adresser un regard par peur qu'on parle derrière son dos ?



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