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 Tranquil as a forest, but on fire within [R.]

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MessageSujet: Tranquil as a forest, but on fire within [R.]   Mer 28 Déc - 4:54

(c) goldenalbatross @ tumblr


There's something inside me that pulls beneath the surface
Consuming, confusing, this lack of self-control I fear is never ending
Controlling, I can't seem to find myself again.


    Un frisson me parcourt l’échine, mes doigts s’agrippent aux draps de soie tandis qu’une bouffée de chaleur me tire un râle de plaisir. D’où proviennent ses mains qui vont et viennent sur ma peau ? Enivrée par les caresses, je ne trouve la force de bouger suffisamment pour discerner son visage, je ressens simplement ses pulsions qui me font courber les reins et glisser dans un puits sans fond. J’ai beau me sentir forte comme jamais, plus j’essaie de résister, plus son corps se fait pesant sur le mien ; mais je n’ai aucune crainte, au contraire, cet extase nouveau se propage dans tout mon organisme, provoquant délectation et envie d’aller plus loin. Le bas de ma robe se soulève alors qu’une paume effleure délicatement l’intérieur de ma cuisse. La douleur est exquise et me force à me cambrer davantage, mes doigts ne supportent plus l’inactivité et s’accrochent dans le dos de mon compagnon comme si ma vie en dépendait. Je suis seule avec lui, je suis à sa merci, je suis complète. Enfin presque. Je perçois une agitation entre mes jambes que je resserre autour des siennes, il ne me faut pas longtemps pour deviner qu’il vient d’enlever son pantalon. Ma respiration s’accélère, une goutte de sueur s’écoule sur mon front, ma tête s’enfonce dans l’oreiller. Mes yeux se ferment et je retiens un cri en me mordant fermement la lèvre inférieure.


Aideen ouvrit grand les yeux dans un sursaut. Sa respiration saccadée était la preuve qu’elle ressortait d’un rêve troublant ; cette fois, pourtant, elle ne s’était pas réveillée en hurlant dans tout le dortoir. Cette fois, il ne s’agissait pas d’une vision cauchemardesque de fin du monde ou de déclaration de guerre. Cette fois était tellement différente de tout ce qu’elle avait vu auparavant qu’elle ne savait pas quoi en penser. Fallait-il seulement y songer plus de deux secondes ? Ne s’agissait-il pas que d’un fantasme dicté par des pulsions tout ce qu’il y avait de plus humaines ? Les mains tremblantes, la sorcière remit en place une mèche de cheveux collée à son front et inspira profondément. Elle était comme paralysée, le reste de son corps semblait ne pas daigner lui obéir. Ce n’était pas un mal, elle aurait été incapable de se lever et de risquer de déranger l’une de ses camarades ; sans savoir l’état physique dans lequel elle se trouvait, il valait mieux éviter tout questionnement, elle n’en subissait que suffisamment à longueur de temps. Tel était le fardeau d’une voyante débutante qui n’assumait pas au grand jour sa condition unique. Il aurait été logique de penser qu’après autant d’années écoulées depuis la découverte de son don, la jeune Broderick commençait à maîtriser son talent extraordinaire mais il n’en était rien. Elle y mettait de la mauvaise volonté, réprimait chaque vision comme s’il était question d’une malédiction et refusait d’en parler ouvertement à ses semblables. Seule une poignée d’individus – certes toujours grandissante – était au courant et elle tenait à ce que cela demeurât ainsi ; elle refusait de se voir poser sur les épaules une responsabilité trop importante, un fardeau trop lourd, des attentes auxquelles elle ne pourrait jamais répondre. Elle n’était pas prête à adopter un mode de vie aussi contraignant, elle était encore jeune et avait tout à voir. En outre, elle n’était pas encore capable de discerner ses prophéties en devenir de ses rêves quelconques ; elle aurait présentement fait une bien piètre maîtresse de l’avenir. Néanmoins, cette caractéristique qui la rendait spéciale n’était pas qu’une contrainte, les cauchemars dont elle était victime et dont elle avait osé parler au directeur de sa maison avaient contribué à la rapprocher de ce dernier. Il était en quelque sorte son confident, celui à qui elle racontait les rêves qui la tourmentaient, et en échange il lui prodiguait son avis sur les images qu’elle décrivait. Certes, les entrevues n’avaient été que trop rares et Aideen n’était jamais complètement honnête avec lui, mais discuter lui faisait du bien. Elle ne se sentait plus aussi seule.

La journée passa lentement, trop lentement au goût d’Aideen qui attendait avec une impatience mal dissimulée la tombée du jour. Elle fut par ailleurs d’une compagnie des moins agréables tout au long des cours, repas et moments de liberté, elle avait la tête ailleurs et n’articula qu’une dizaine de mots sur l’ensemble de la matinée et de l’après-midi. Quand finalement arriva l’ultime cours de la journée, la jeune femme prétexta un insupportable mal de tête, demanda à se rendre à l’infirmerie sans y passer. Elle franchit à la place les lourdes portes d’entrée du château et se dirigea d’une démarche moins assurée qu’à l’ordinaire vers la large étendue verdoyante sur laquelle s’entraînait une dizaine de jeunes gens qu’elle reconnut comme étant des Troisièmes Années. Elle s’arrêta à une distance respectable, afin de voir sans être vue, et chercha du regard l’enseignant qui aboyait consignes et conseils à ses élèves. Elle ramena sa cape sur ses cheveux pour dissimuler son visage légèrement souriant et attendit la fin de la leçon, sa patience soudainement retrouvée. Avec amusement et une pointe de frustration, elle détailla les erreurs techniques des sorciers qui tantôt tenaient mal leurs épées, tantôt commettaient de graves méprises au niveau de leur jeu de jambes. Même elle, aussi femme soit-elle, aurait pu avoir le dessus sur la plupart des individus présents. Deux ou trois, elle devait bien le reconnaître, obtenaient son respect silencieux grâce à la maîtrise impeccable de leurs armes dont il faisait preuve. La chevalerie avait encore de beaux jours devant elle.

Emportée par un flot de pensées éparses, allant de son dernier rêve jusqu’au contenu de son assiette du midi en passant par tout ce qu’elle aurait dû retenir en classe ce jour, Aideen ne vit pas les garçons revenir en cercle autour de leur professeur puis se disperser chacun de son côté. Elle n’entendit pas non plus le craquement de l’herbe gelée sous une épaisse semelle. Elle ne put que se retourner dans un sursaut face à la voix qui s’éleva à quelques mètres d’elle.
« Godric, » souffla-t-elle, une main sur le cœur dans une vaine tentative de ralentir sa course folle. Elle esquissa un sourire timide en s’avançant vers lui. Venir le trouver n’était peut-être pas une si bonne idée, après tout. Qu’avait-elle à lui dire ? Elle ne pouvait décemment pas lui raconter ce qu’elle avait vu et vécu cette nuit, c’était trop personnel, trop intime. « J’espère que je ne vous dérange pas. Je souhaitais m’entretenir avec vous à propos… » Elle s’interrompit, jeta un regard perplexe autour d’elle afin de déceler la moindre oreille indiscrète. Il n’y avait aucun risque, ils étaient suffisamment éloignés de toute agitation. « … d’une vision, mais elle me semble tellement futile désormais. Je ne désire pas accaparer votre temps pour si peu. » Un rire gêné s’échappa d’entre ses lèvres alors qu’elle portait son attention sur le groupe d’élèves qui plaisantaient un peu plus loin. Elle détestait cette nouvelle humilité qu'elle avait développée depuis plusieurs mois et qui la rendait faible, à s'excuser sans raison, à ne plus débarquer la tête haute dans une pièce en faisant tourner toutes les têtes. Elle avait besoin de retrouver sa confiance en elle. Elle inspira profondément, le visage fermé et les lèvres pincées, avant de se retourner brusquement sur celui qui l’avait accueillie après la « trahison » de son propre cousin. « Vous êtes un Occlumens, vous savez fermer votre esprit aux attaques extérieures. N’existe-t-il aucun moyen pour moi de bloquer ces visions qui gâchent mes nuits ? » Ce n’était pas exactement le sujet qu’elle avait eu en tête en venant le trouver, toutefois cette interrogation, pertinente au demeurant, s’était imposée à elle dès l’instant où elle avait posé les yeux sur la silhouette imposante du chevalier.

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MessageSujet: Re: Tranquil as a forest, but on fire within [R.]   Ven 30 Déc - 3:51



    « Est-ce donc cela que vous appelez vous battre ? »
Le hurlement métallique des lames s'entrechoquant était un son qui toujours l'apaisait. Mais aujourd'hui, mieux valait pour lui fermer les yeux s'il voulait vraiment l'apprécier car l'image, et bien, gâchait pleinement le spectacle. Passant dans les rangs sans craindre une seconde de se faire embrocher, le chevalier au lion observait ses élèves qui, pourtant, suivaient ses cours depuis 3 ans. Parmi eux, deux ou trois seulement semblaient digne de devenir un jour chevalier. En réalité, un seul d'entre eux attirait réellement son attention, et ça n'était pas pour rien. Il avait mis ce garçon sous sa protection depuis sept ans maintenant, et sa capacité à manier le fer était presque aussi excellente que la sienne. Toutefois, il se serait bien gardé de le lui dire. L'arrogance de son écuyer était une chose qu'il avait encore du mal à corriger, contrairement à sa posture ou à ses réflexes parfois encore trop lents. Il lui faudrait encore du temps, et bien des remises en question avant que Godric ne parle de son adoubement à Caleb. En attendant, il tenait forte tête à un gaillard bien plus épais que lui, son agilité désarmant son adversaire. Il était bon élève. Courageux, téméraire, un véritable Gryffondor. A vrai dire, Alead lui faisait penser à l'écuyer que lui-même était, son impolitesse en moins.
    « Ta garde Alistair, ta garde ! »
Son poulain ne progresserait jamais si ses adversaires ne savaient lui tenir tête. Absorbé par le seul vrai combat de ce cours, il n'eut que le temps de baisser la tête pour éviter une épée imprudente qui aurait sans doute put le décapiter. Il lança un regard noir vers Petyr, le malheureux garçon se confondant en excuses, et lui intima d'un signe de tête de reprendre les armes. Quelle bande d'incapables... Se mettant hors de portée de ses apprentis soldats, si l'on pouvait les qualifier ainsi, il se focalisa à nouveau sur Alead, dont l'adversaire commençait réellement à s'essouffler. Voilà qui lui donnait vraiment de beaux espoirs. L'issue du combat semblait inéluctable, quand un événement inattendu vint perturber la fin du cours. L'écuyer Gryffondor détourna un instant le regard, juste derrière Godric, et il n'en fallut pas plus que cette seconde d'inattention pour permettre à Alistair de lui asséner un coup en plein menton. Désarmé, désemparé, le futur chevalier s'écroula au sol, implorant du regard son maître d'armes. Les yeux qu'il rencontra étaient emplis de déception.
    «« Priez, jeunes gens, pour qu'aucune guerre n'éclate sous peu. Vous n'y survivriez pas. »
Le ton glacial du fondateur fit frissonner plus d'une échine, et tous n'eurent aucun mal à comprendre qu'il annonçait là la fin du cours. Ne daignant même pas s'assurer que son écuyer allait bien, Godric se retourna pour savoir ce qui avait tant pu le distraire. Il croisa une silhouette qu'il n'eut aucun mal à reconnaître. Ainsi, ce qu'il craignait tant tendait à se confirmer. Sentant les pas légers d'Alead derrière lui, il ne lui jeta même pas un regard, songeant que la leçon à retenir ne pouvait pas être donnée en passant de la pommade.
    «« J'ai vu ton sang sur la neige. Je t'interdis d'aller à l'infirmerie. Laisse la plaie cicatriser car je veux que chaque fois que tu la contemples, tu repenses à ton erreur. Et que cela ne se reproduise plus. »
    « Bien, sire... »
Toute trace de fierté semblait avoir disparu de son prodigieux protégé. Un peu d’humilité ne lui ferait pas de mal. L’humiliation en public était une bonne chose pour les gens comme lui. Il ne s’attarda pourtant pas sur ce qui n’était au fond qu’un incident de parcours. Alead était jeune, il lui fallait apprendre. Non, ce qui attirait toute son attention, c’était cette fameuse silhouette qui l’avait justement déconcentré. Etait-elle là pour le voir lui, ou pour le jeune homme ? Ce dernier étant parti dans la direction opposée, il pencha pour la première option et s’avança vers elle d’un pas léger. A voir son regard perdu dans le vide, elle semblait complètement ailleurs.
    « Que me vaut l’honneur, Aideen ? »
A la voir sursauter, son hypothèse quant à la rêverie de la jeune femme fut alors validée. Il fallait dire qu’elle avait de quoi être perturbée. Les visions dont elle était victime la nuit et qui l’empêchaient bien souvent de trouver le sommeil ne lui permettait pas d’être très attentive la journée. Certains professeurs lui avaient déjà fait part de ce problème, dont il connaissait évidemment la cause mais face auquel il était bel et bien impuissant. Il était plus un chevalier qu’un sorcier, au fond, et il ignorait encore beaucoup de choses sur le monde magique. Tout ce qu’il enseignait était ce qu’il pouvait se vanter de connaître par cœur. Les visions nocturnes n’en faisaient pas partie. Pourtant, il y avait fort à parier qu’elles étaient la raison qui avait poussé la jeune femme à venir le consulter. Ses craintes furent rapidement confirmées. La pauvre semblait tellement épuisée qu’elle avait dû encore passer une nuit éprouvante. Godric fit donc en sorte d’être le plus attentif possible, mais en vain. Il semblerait qu’il ne pouvait tout entendre.
    « Ne t’excuse donc pas, tu sais bien que tu peux venir me voir quand tu le désires. Je suis prêt à t’écouter si cela peut te soulager, mais c’est tout à fait ton droit de ne pas m’en parler non plus. »
Ils avançaient à petit pas dans la neige, faisant crisser les flocons sous leurs épaisses bottes. Il appréciait beaucoup la jeune héritière des Slytherin, et ne pouvoir l’aider le désespérait au plus haut point. Il avait juré de n’en parler à personne, et était seul incapable de trouver une solution. C’est pourquoi il fut si désarmé par sa question. Bien sûr, il pouvait y répondre. Mais cela ferait disparaître un peu plus d’espoir pour elle. S’arrêtant, il captura son regard, ne sachant trop comment lui dire la vérité.
    « L’occlumancie ne pourra résoudre ton problème, je le crains. Comme tu le dis si bien, elle permet de résister aux attaques extérieures. Mais derrière ces attaques se cachent des sorciers, des legilimens. Et il semblerait, chère Aideen, que personne ne soit derrière les visions qui troublent tes nuits. »
Posant une main qui se voulait réconfortante sur la fourrure qui recouvrait son épaule, il lui adressa un regard compatissant. Peut-être était-elle une devineresse ? Il leur fallait trouver d’urgence un maître de la divination à qui elle pourrait se confier et qui serait alors à même de répondre à ses questions. En attendant, il ne pouvait rien y faire. Et cela le désolait.
    « Je suis navré. Crois-bien que j’y ai pensé dès que tu m’as parlé de ces cauchemars. En attendant, va voir dame Hildebald de ma part, elle te fera une potion qui apaisera sans doute ton sommeil. C’est là la seule chose que je puisse faire pour toi, et crois bien que j’aimerais faire bien plus. »
La discussion semblait tourner court. Godric ne pouvait imaginer Aideen rentrer dans le château, triste et sans espoir à une éventuelle résolution de son problème nocturne. Mieux valait donc entretenir la conversation et trouver un nouveau sujet sur lequel tout deux pourraient être plus loquaces. Mais à vrai dire, le fondateur n’était pas vrai doué pour apporter un peu de légèreté par les mots. Il était homme à parler par les armes ou les duels, ni plus ni moins. Sa maladresse dans les discussions était légendaire, plus encore avec le sexe opposé. Entre hommes, il trouvait toujours moyen de parler sans trop dire d’âneries. Mais les femmes, c’était autre chose. Toutefois, tandis qu’ils avaient repris leur marche, la tâche de sang au sol attira son attention vers un sujet qui le tracassait depuis déjà quelques semaines et dont il s’était juré de parler aux deux protagonistes. Il avait pourtant repoussé l’échéance avec habileté car il savait qu’il ne pourrait aborder la chose sans être maladroit. A peine conscient que cela ne remonterait peut-être pas le moral de la jeune noble, Godric décida tout de même de ne pas y aller frontalement, pour une fois.
    « Alead fera un excellent chevalier. Ses capacités au combat sont très impressionnantes. Hélas, je ne peux lui avouer sans risquer de voir gonfler son orgueil. »
Jetant un regard à celle qui, au fond, était son autre protégée, il évita volontairement la trace de l’erreur d’Alead. En combat réel, il serait mort. Mais sur les champs de bataille, il n’y avait pas de femme pour vous distraire. Il ignorait si la jeune femme avait vu ce qui s’était passé ou si, plongée dans ses rêveries, elle était passée à côté. En tout cas, ça n’était pas la première fois que Godric remarquait le vif intérêt que portait son écuyer à la jeune femme.
    « J’espère que tu sauras garder cette confidence pour toi, Aideen. J’ai cru comprendre que mon jeune écuyer te laissait l’approcher. Ce qui en soit est le signe d’une amélioration, car je compte bien faire de lui un gentleman. Toutefois… »
Il ne sut finir sa phrase. Décidément, il n’était pas doué pour parler de ce genre de choses, tout comme il était incapable de parler lui même de sentiments à une femme. Mais il n’était pas dupe pour autant, et il craignait fort d’entrevoir un début d’amourette entre les deux sang et or. Cela ne se pouvait. Si Alead aspirait à devenir chevalier, il ne devait s’octroyer aucune distraction. Car son erreur pendant le cours n’aurait pas les mêmes répercussions en combat réel. Et s’il avait une fille en tête, cela se reproduirait. Il n’était que trop au courant de ce que l’on ressentait quand une femme accaparait toutes vos pensées.

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MessageSujet: Re: Tranquil as a forest, but on fire within [R.]   Mar 3 Jan - 3:49

Aideen agissait souvent comme si elle n’avait besoin de personne, qu’elle était la maîtresse de son sort et qu’elle se débrouillait parfaitement seule. Il n’en était pourtant rien et il suffisait de se pencher quelques instants sur son passé pour se rendre compte qu’elle avait besoin d’une présence à laquelle se raccrocher pour aller de l’avant. Cela devait remonter à sa petite enfance, alors qu’elle n’était pas l’héritière sur les épaules de laquelle pesait le lourd fardeau de deux noms importants mais bien la dernière née, la cadette qui recevait les affections de ses parents ainsi que de son frère aîné. Cette époque remontait à bien des années en arrière, les souvenirs étaient cependant fermement ancrés dans son esprit comme les plus merveilleux qu’elle possédait. Son frère n’avait pas eu l’opportunité d’atteindre l’adolescence, encore moins l’âge adulte, mais elle se rappelait de la maturité dont il faisait preuve, même du haut de ses cinq ou six ans. Elle l’avait toujours admiré avant même de savoir différencier le bien du mal, il avait été son modèle durant cette période où elle était le plus influençable. Sa perte avait été une affliction immense, qui l’avait touchée bien plus profondément qu’elle ne l’aurait cru. Elle n’était alors qu’une jeune enfant, il lui serait facile d’oublier tout cela et de passer à autre chose. Sauf qu’elle n’y était parvenue, il était trop difficile d’aller de l’avant sans cette figure fraternelle pour la guider. Etait alors arrivé Salazar, le preux chevalier sur son destrier blanc, qui avait pris l’enfant esseulée sous son aile. Il avait été d’une importance capitale, quasiment vitale, pour Aideen qui n’aurait jamais pu devenir la sorcière qu’elle était actuellement sans ses précieux conseils, sans son aide, mais également sans les dures leçons de vie dont il l’avait gratifié au fil des mois. La plus dure étant la dernière qu’il lui avait prodiguée : il ne fallait se fier à personne, pas même à son plus proche cousin, à celui que l’on admirait le plus. De sauveur il était passé à tyran, d’allié il était devenu ennemi, en l’espace d’une entrevue. Toute l’affection qu’elle avait pu lui porter s’était métamorphosée en rancœur viscéral ; elle ne pouvait plus le regarder sans éprouver ce désagréable pincement au cœur, ce sentiment d’inachevé et d’injustice. Comme son frère parti trop tôt l’avait fait avant lui, Salazar avait creusé un trou dans son quotidien qui aurait perdu de sa saveur si aucune autre figure héroïque n’était entrée dans sa vie.

Inconsciemment, ce devait être cette recherche de l’individu à admirer qui avait amené la jeune femme jusqu’à Godric Gryffondor. A bien des égards, et même si les deux étaient amis, le chevalier au lion était complètement différent de son cousin. Si l’un lui avait causé tous les torts du monde, l’autre ne pourrait que les réparait. Cette logique était indiscutable et il n’avait pas fallu énormément de temps pour que les faits la corroborent. Il s’était rapidement créé un lien entre le directeur de l’école et sa nouvelle élève, renforcé par leurs caractères qui se ressemblaient sur de nombreux aspects mais également leur vision d’un monde juste et prospère. Aideen avait appris plus sur elle-même en seulement trois années sous l’étendard sang et or qu’au long de toutes les leçons qu’elle avait reçues de Salazar Slytherin. Certes, sa magie se perfectionnait plus lentement, mais elle était d’un abord plus serein, parce qu’elle n’avait plus à se cacher derrière un masque de violence contrôlée, de haine de tout ce qui n’était pas pur et puissant. Hogwarts, et plus particulièrement Godric, l’avait aidée à se trouver, à s’assumer et à s’épanouir. Certes, elle avait perdu énormément en cours de route – l’affection d’Elwyn étant ce qu’elle regrettait le plus – mais elle ne doutait pas que ses sacrifices seraient tôt ou tard récompensés à leur juste valeur. Du moins était-ce ce qu’elle espérait du tout son être, la jeune Lady Broderick n’étant pas une adepte des efforts vains. Elle ne réclamait pas des résultats immédiats, loin de là, elle était réputée pour sa patience exemplaire, toutefois elle se refusait à abandonner ce qui lui tenait à cœur pour rien.

La jeune femme offrait toute sa confiance à Godric, elle savait qu’il ne répéterait rien de ce qu’elle lui partageait à quiconque ; elle éprouvait néanmoins toujours une certaine réticence à lui faire part de ses tracas les plus intimes. Son instinct de préservation était excessivement développé, elle préférait par cent fois recevoir un secret plutôt qu’en dévoiler un à quelqu’un. Même si leurs discussions n’étaient pas aussi profondes qu’elle l’aurait souhaité, elle était reconnaissante au chevalier des efforts qu’il faisait à chaque fois qu’elle en avait besoin. S’il n’avait été aussi impressionnant, elle aurait été plus que ravie de l’appeler « ami ». L’avenir, peut-être, leur réservait-il un parcours commun ou des sentiers qui se croiseraient à nouveau. En attendant, elle accueillit la réponse à son interrogation pressée comme une violente brise qui éloignait toujours plus l’embarcation dans laquelle naviguait ses espérances et illusions. Elle était consciente du manque de logique de sa question ; elle connaissait la portée et les limites de l’occlumancie. Elle s’était intéressée à ce sujet dès qu’elle avait appris la condition de legilimens d’Elwyn mais avait bien vite abandonné devant la complexité et la lourdeur des informations ainsi récoltées. Seulement, elle avait imaginé qu’un sorcier puissant aurait pu changer la donne, au moins temporairement, pour lui offrir un répit, des conseils sur comment gérer ce flot d’images incertaines qui lui parvenait du passé, du présent mais surtout du futur.
« Vous avez raison. J’irai trouver dame Hildebald même si j’ai déjà essayé un nombre incroyable de potions et que ces dernières ne m’ont jamais été d’un très grand secours. » Au contraire, plus le remède était puissant, plus ses rêves revenaient avec ardeur. Comme s’ils savaient ce qu’ils devaient combattre pour s’emparer de son esprit. Le mur qui se dressait face à elle n’était décidément pas près de s’affaisser. Elle ne devait pourtant pas réagir comme si tous ses problèmes étaient du fait du chevalier, au contraire, il l’aidait beaucoup même en réalisant si peu. « Merci. Pouvoir en parler librement à quelqu’un est une catharsis bienvenue, cela me fait beaucoup plus de bien que vous ne le pensez. » Elle le gratifia d’un sourire chaleureux, qui contrastait avec le voile de nostalgie dans ses yeux émeraude.

La jeune sorcière reprit sa marche silencieuse, persuadée que leur entrevue était désormais terminée. Elle laissa son regard parcourir l’étendue d’ordinaire verdoyante mais qui était recouverte d’une épaisse couche de neige depuis plusieurs semaines tout en resserrant sa cape autour de ses épaules. Elle releva un visage étonné vers son mentor lorsque ce dernier dévia leur conversation sur un sujet des plus surprenants. « Il possède en effet les qualités et les défauts d’un parfait chevalier, » acquiesça-t-elle avec rire discret et amusé. Elle ignorait pourquoi il mentionnait subitement le nom d’Alead Banning en sa présence, surtout après avoir discuté de son plus grave problème, mais Aideen ne prit pas mal ce changement soudain. Au contraire, cela aurait le mérite d’alléger l’atmosphère alentour, ce dont ils avaient tous deux besoin. Parce qu’elle avait momentanément ralenti son allure, la brunette remarqua le léger écart de marche de Godric ainsi qu’une trace écarlate qui tranchait avec le blanc immaculé de la neige. Elle laissa discrètement ses pieds traîner à l’emplacement de la tache de sang afin de la recouvrir de poudreuse propre. Si le rouge était une couleur qu’elle appréciait énormément, elle ne trouvait rien de glorieux à l’exhibition du sang coulé. Elle n’était pas sans savoir que le chevalier lui tiendrait rigueur d’un tel geste, cependant elle suivait son instinct et ne le regretta pas l’espace d’une seule seconde. « Je promets de ne rien répéter, » répondit-elle mutinement en accélérant pour revenir à sa hauteur. « En outre, je doute qu’il soit très réceptif aux compliments, il ne me croirait jamais. Cependant, si je peux vous être d’une quelconque assistance dans cette entreprise, vous m’en voyez ravie. La compagnie de votre écuyer ne m’est nullement déplaisante. » Cette fois, ce fut un véritable sourire qui se dessina sur ses lèvres alors que les traits d’Alead s’imposaient à son esprit. Lui, devenir un gentleman ? Il faudrait bien plus que du temps et des efforts surhumains pour parvenir à une telle fin. Certes, le jeune écuyer possédait des talents et des qualités indéniables, il manquait toutefois cruellement d’aptitudes sociables. Il était comme un animal sauvage qui réagissait férocement à la moindre remarque déplacée. Cela n’effrayait pas Aideen qui aimait les défis ; elle n’en avait pas relevé d’aussi complexes depuis un peu plus d’une décennie, elle tenait à vérifier qu’elle n’avait rien perdu de son don à murmurer à l’oreille des individus socialement en retrait.

« Y-a-t-il autre chose, Sire ? » Elle fronça les sourcils en réalisant le soudain malaise qui entourait le sorcier. Un détail le tracassait, cela se voyait clairement dans son attitude nouvellement transformée. Il semblait presque gêné, Aideen ne l’avait encore jamais vu dans un tel état. Cela n’avait rien de réconfortant puisqu’aux yeux de la jeune Broderick, Godric était ce fort inébranlable que rien ni personne ne pouvait atteindre. Ce « toutefois » qu’il avait laissé en suspens n’était pas anodin ; elle n’arrivait cependant pas à en trouver la signification ni la portée. Que souhaitait-il lui dire qui le dérangeait autant ?

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