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 The birds they sang, all a choir [R.]

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MessageSujet: The birds they sang, all a choir [R.]   Jeu 15 Déc - 4:03



La nuit était tombée depuis déjà quelques heures et les élèves étaient tous dans leurs dortoirs respectifs, du moins normalement. Hogwarts se chargerait bien de savoir les remettre dans le droit chemin s'ils tentaient des excursions nocturnes. Le froid était en soi un argument convaincant, et s'éloigner de l'âtre des salles communes n'était guère tentant. A vrai dire, même les professeurs rechignaient à faire les rondes habituelles, bien installés au chaud sous leurs fourrures ou près d'un feu à regarder la neige tomber. En tout cas, la majorité d'entre eux considéraient que c'était une agréable façon de passer la soirée. Mais pas Godric.

Le vent givré faisait claquer sa lourde cape dans la nuit, conférant à l'atmosphère déjà peu rassurante un aspect plus effrayant encore. Braver le froid ne lui avait jamais fait peur, pas plus que les paysages nocturnes, avec leurs lots d'ombres mystérieuses et les reflets inquiétants de la lune. Après l'incertitude de la guerre, la paisibilité d' Hogwarts n'avait rien pour le rendre nerveux. Pas d'ennemis susceptibles de le surprendre, pas besoin de surveiller ses arrières à tout instant, pas besoin de garder la main près du fourreau pour parer à toute éventualité. Cette vie était beaucoup moins dangereuse, de toute évidence. Le repos du guerrier comme s'était amusé à lui dire son seigneur un soir qu'ils dînaient ensemble. Tu as de la chance Godric, le sais-tu ? Oui sire. N'est-ce pas ce que tout chevalier désire ? Un fief à diriger et des vassaux pour faire le sale travail ? Bien sûr sire. Mais peut-être pas finalement. La guerre lui manquait parfois, même s'il savait que le pays était en paix. Les nouvelles batailles qu'il lui fallait mener étaient tellement différentes. Sauver des innocents du bucher était une noble cause, bien sûr. Mais l'adrénaline lui faisait faillite. Etre un sage professeur, ne plus prendre des décisions stupides que dans l'enceinte de la taverne, avec son fidèle ami Salazar, voilà qui était un comportement bien raisonnable pour un homme de son âge.

Ces pensées l'empêchaient souvent de dormir la nuit, ça et les soucis administratifs que lui causaient la gestion d'une école. Des cernes violacées avaient fait leur apparition sous ses yeux et ses soudaines insomnies l'inquiétaient un peu, étant donné qu'il avait toujours eu tendance à dormir comme un bébé. Peut-être n'était-ce pas là la seule chose qui l'accablait ? Alors qu'il était en train d'aiguiser sa fidèle lame, qu'il surnommait affectueusement Flamme à cause de son pommeau rougeâtre dans lequel il hésitait encore à faire graver son emblème, il avait vu une silhouette se découper sur la surface pure de la neige. Il ne demandait rien de moins qu'une distraction à ce moment précis, et serait sans nul doute retourné à son occupation quand elle aurait disparu de son champ de vision si sa curiosité n'avait pas été aussi satisfaite. Godric n'eut en effet aucun mal à reconnaître la personne qui se promenait ainsi en pleine nuit, sans craindre le froid ni l'épaisseur impressionnante de poudreuse. Et cette personne était la seule à qui il avait envie d'avoir à faire ce soir. Il n'eut pas à se presser pour la suivre, sachant parfaitement où elle se rendait. Il ne pouvait y avoir qu'un seul endroit.

Les flocons craquaient sous ses bottes fourrées tandis qu'il avançait le plus discrètement possible. L'étendue blanche ne serait pas souillée longtemps par ses pas, la neige propre ayant déjà recouvert ceux de son prédécesseur. Songeant qu'il n'avait pas pensé à mettre sa capuche, Godric passa une main machinale dans ses cheveux et y dégagea les flocons qui mouillaient sa tignasse brune. Heureusement, il était arrivé à destination et, une fois à l'abri, il s'appuya sans un bruit contre le battant de la porte restée ouverte par celle qui était arrivée avant lui. Sa somptueuse silhouette se détachait face à une fenêtre d'où filtraient quelques rayons de lune malgré la tempête et cette vision lui coupa le souffle un instant. Sa longue cascade de cheveux bruns était parsemée de cristaux blancs et s'il ne pouvait la voir, il pouvait deviner l'éclat de sa peau opaline qui ne devait que sublimer plus encore son visage. Il n'avait pas besoin de la voir pour l'imaginer, il faisait ça très bien, à longueur de journée, de nuit, quand l'aube se levait et que le crépuscule s'abattait sur la terre, pendant les cours, lorsqu'il buvait avec Salazar, lorsqu'il riait avec Helga, lorsqu'il corrigeait la posture d'Alead. Mais rien ne valait ses moments bénis où il pouvait l'admirer, du coin de l'oeil pendant les repas, la frôlant au détour d'un couloir en plein changement de salle, à son insu lorsqu'elle donnait un cours dehors et qu'il rêvassait à la fenêtre. Jamais plus elle ne s'échappait de ses pensées, et c'était bien ça le problème. Il n'avait plus la tête à grand chose d'autre qu'elle. Rowena. Son empêcheuse de tourner en rond.
    « Est-ce le froid qui t'empêche ainsi de trouver le sommeil ? »
Il doutait l'avoir surprise, persuadé qu'elle avait senti sa présence bien avant qu'il ne parle. Elle était trop vigilante pour se laisser prendre comme une bleue. Ayant attiré son attention, il lui adressa un léger sourire amical sans bouger de son appui. Il savait bien que le moindre pas vers elle pouvait être dangereux. Car si Godric était doué avec les animaux, comme on le lui disait souvent, ou même avec ses élèves avec lesquels il faisait preuve de grande pédagogie, il restait toujours un éternel maladroit quand il était en présence de la gent féminine. Plus encore quand il s'agissait d'une femme pour qui il avait des sentiments. Elle était, à vrai dire, la seule jusqu'à présent, et il la savait farouche. Il n'oubliait pas la dernière fois qu'ils s'étaient retrouvés vraiment seuls, ce que cela avait donné, et la vitesse à laquelle elle avait détalé une fois l'acte commis, le laissant seul avec ses questions sans réponses et son désir attisé sans espoir d'être comblé. Cette douche écossaise lui avait fait prendre ses distances, et ils ne s'étaient presque pas reparlés depuis, à part peut-être pour quelques formalités d'usage. Cela pesait énormément sur la conscience du chevalier, qui ne supportait pas de ne pas être en sa compagnie alors qu'il lui avait promis qu'elle pourrait toujours compter sur lui. Elle était avant tout son amie. Et s'il lui fallait mettre de côté son amour dévorant, il le ferait, quitte à ce que cela le consume.

La volière pourtant calme, puisqu'à moitié vide, émit un petit bruissement une fois que le silence fut retombé, comme pour lui intimer de ne plus troubler leur tranquillité. Cela ne fit qu'accentuer son sourire. Oui, Godric avait toujours été doué pour amadouer les animaux, mais les oiseaux, c'était tout autre chose. N'ayant aucune affection pour eux, ils le lui rendaient bien et il avait bien du mal à transmettre certains messages tant les hiboux étaient récalcitrants dès qu'il s'approchait d'eux. C'était d'ailleurs un sujet de plaisanterie qu'affectionnait particulièrement Rowena. Elle si douée, si passionnée par ses bêtes à plumes qui semblaient lui obéir au doigt et à l'oeil. Godric comprenait malgré tout. Rowena n'avait pas l'aigle pour emblème pour rien. Son port de tête altier, son oeil aiguisé, son indomptabilité et sa capacité à survoler le monde comme si elle n'y prêtait pas attache tout en surveillant parfaitement son nid … Rowena. Il lui semblait la connaître par coeur. Et il savait bien que si elle ne trouvait pas le sommeil cette nuit, ça n'était pas à cause du froid. Le vent glacé l'aurait poussé à accentuer l'effet de l'âtre par un sortilège et ajouter une laine de plus à sa couverture, rien de plus. Mais venir se recueillir ici, dans ce lieu qu'elle aimait tant, en pleine nuit, ça n'était pas anodin. La savoir troublée lui faisait de la peine. Il avait besoin d'être prêt d'elle, aussi bien pour apaiser ses blessures que pour se rassurer lui même. Etre avec elle valait tous les remèdes magiques.
    « Veux-tu que je te dise ? »
Déjà quelques minutes en sa présence et voilà qu'il s'apprêtait à lui dire ce qu'il avait sur le cœur. Des choses à dire, il y en avait, mais par où commencer ? Il s'avança doucement vers elle jusqu'à lui faire face, près d'elle sans trop la bousculer, réfléchissant à toute vitesse à ce qu'il pourrait bien lui avouer. Qu'il était un espion au solde de Dragan ? Seigneur, jamais. Que chaque minute passée en sa compagnie était une torture ? Non, tout de même. Que chaque minute loin d'elle était une torture ? Non, non plus. Que l'aventure Hogwarts ne vaudrait rien si elle n'était pas à ses côtés ? Désespéré, trop désespéré. Que ça n'était pas le froid qui l'empêchait de dormir, lui, mais plutôt ce souvenir impérissable d'un baiser qu'il ne pouvait, ni ne voulait oublier ? Oui, peut-être était-ce par là qu'il lui fallait commencer.
    « Je suis parfois persuadé que tu les as dressé contre moi pour éviter que je ne vienne dans ton sanctuaire sans toi. Il n'y a pas d'autres explications à toute cette hostilité. »
Le hululement réprobateur d'un hibou qui revenait de la chasse et dévorait donc allègrement une souris ne fit qu'appuyer plus encore sa remarque. Pire encore, il semblait le traiter de lâche. Et c'était bien ce qu'il était. Satanées bestioles. Elles étaient décidément trop perspicaces. Et Rowena aussi, c'était bien là ce qui l'effrayait le plus.

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MessageSujet: Re: The birds they sang, all a choir [R.]   Lun 13 Fév - 23:39

A simple plot but I know one day good things are coming our way.
La brise glacée du soir lui caressa le visage, emmêlant ses longs cheveux bruns qu'elle avait laissé libre sur ses épaules. Rowena inspira profondément. Le parc était recouvert d'une épaisse couche de poudreuse aussi blanche qu'une colombe et les flocons continuaient de s'abattre en suivant les mouvements du vent, formant une danse silencieuse. Rowena remonta son capuchon sur sa tête, se cachant à la vue d'éventuels curieux. Il n'y avait cependant qu'elle à cette heure tardive. Ses yeux s'attardèrent sur quelques corbeaux qui fouillaient la neige à la recherche d'une quelconque nourriture, elle ferma doucement les yeux mais le blason des Ravenclaw's dansait sous ses paupières closes. Rowena ne comprenait plus. Elle avait toujours imaginer qu'être épouse serait le rôle de sa vie mais avec les années beaucoup de choses avaient changé. La jeune sorcière avait pris un chemin tout à fait différent de celui imaginé par sa mère. Elle revoyait encore l'indignation dans ses yeux clairs et les remontrances quand elle avait su qu'Helga se joignait à l'aventure. Le parcours avait été plus que chaotique. Des années après, la gifle de Dragan la brûlait encore et elle porta la main à sa joue rosie par le froid, essayant d'oublier tous ces souvenirs douloureux.

La volière s'emplit de bruit lorsque Rowena y pénétra mais les oiseaux reprirent rapidement leur calme en découvrant l'aigle. Depuis toute petite, Ravenclaw éprouvait une passion pour les animaux à plumes. Encore aujourd'hui, elle prenait son nom de famille comme un signe du destin. Un sourire se dessina sur ses fines lèvres tandis qu'elle repoussait son capuchon. Elle sifflota doucement et tandis la main vers une chouette hulotte qui se tenait sur le bord d'une des hautes fenêtres de la volière. Cette dernière lui mordilla gentiment le doigt et Rowena fouilla dans l'une de ses bourses à la recherche de bouts de viande pris dans les cuisines. La jeune femme laissa l'oiseau picorer tout en attendant que l'individu se manifeste. Toujours sur ses gardes, Rowena ne relâcher pas souvent prise et il lui avait fallu peu de temps pour constater qu'elle était suivie.

- Est-ce le froid qui t'empêche ainsi de trouver le sommeil ?

Un frisson lui parcourut l'échine alors que la voix suave de Godric lui parvenait et elle se tourna vers lui, visage impénétrable.

- Est-ce le froid qui vous pousse à me suivre, chevalier ?

Fière, Rowena mit instantanément de la distance entre elle et Godric. Le froid n'était nullement responsable de son insomnie mais Rowena ne tenait pas à partager ce qui lui torturait l'esprit, surtout avec Godric. Elle s'attarda longuement sur sa chevelure bouclée et sur l'angle de son menton avant de détourner le regard, sentant le rouge lui monter au visage. Rowena Ravenclaw était une femme mariée, respectable, aimante et dévouée. Rowena Ravenclaw ne pouvait se laisser troubler par quelques reflets roux, quel qu’en soit la nature. Elle se sentit faible tout à coup et posa sa main sur la pierre froide de la bâtisse, intimant à son coeur de battre moins vite. Le sourire de Godric n'arrangeait rien. Il avait ce sourire communicatif qui évoquait un plaisir évident de vivre et qui provoquait des fourmillements chez Rowena. Elle se rappelait toujours de leur première rencontre et de cette amitié improbable qui était née entre eux, puis Helga et Salazar.

- Veux-tu que je te dise ?

Rowena haussa un sourcil, revenant à la réalité de la situation. Venant du lion, elle s'attendait à tout.

- Répondre par la négative ne t'empêchera pas de me le dire..., assura t-elle d'un air narquois.
- Je suis parfois persuadé que tu les as dressé contre moi pour éviter que je ne vienne dans ton sanctuaire sans toi. Il n'y a pas d'autres explications à toute cette hostilité.

Des deux sorciers, Godric était assurément le plus bavard pourtant Rowena sentit que cette remarque n'était pas due à un quelconque abus de boisson. Le chevalier était plus que sincère, désarmant d'honnêteté et Rowena se fendit d'un sourire, le tout premier de la journée. Elle avait été exécrable avec ses élèves aujourd'hui, faisant copier des lignes à foison et redressant les cancres à coup de baguette magiques. Personne ne l'avait approché ou avait réussit à lui tirer mot. Voilà que Godric la désarmait encore une fois et son sourire, bien que faible, prouvait à quel point elle se sentait bien tout à coup. Godric était un fidèle ami, il comprendrait.

- Il est tentant de programmer une attaque mais que serait quelques oiseaux contre le si grand chevalier qu'est Godric Gryffindor !, s'exclama t-elle se moquant légèrement de cette confession avant de se reprendre, ne voulant point l'offenser.

Il n'était pas coutume pour une jeune femme de son rang de bouffonner un chevalier ayant nombreuses fois guerroyé.

- Je ne suis point à l'aise avec tes équidés tu sais, cela revient au même... Cela dit, n'envois-tu pas de courrier comme tout un chacun ? demanda t-elle simplement. Tu dois tout simplement les martyriser à chacune de tes venues. sourit-elle sachant pertinemment que Godric ne leur ferait pas de mal, Rowena y tenait trop.

- De manière plus sérieuse, qu'est-ce qui t'amène ici ? Un message tardif, le froid ?, questionna t-elle avant de faire jaillir des flammes de sa baguette, illuminant leurs deux visages d'une douce lueur jaune.

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