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 i was born of the womb of a poisonous spell ∂ adhelm

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MessageSujet: i was born of the womb of a poisonous spell ∂ adhelm   Dim 4 Déc - 23:09

Adhelm Fairfax

❝ when we start killing, it all will be falling down, from the nightmare we've created, all we are is fading away ❞

âge ➝ vingt-huit ans. date et lieu de naissance ➝ 2 juin, Wallingford (Royaume d’Angleterre). occupation ➝ professeur d’arithmancie à Poudlard, accessoirement alchimiste à ses heures perdues. ascendance ➝ sang-mêlé. caractère ➝ discret, travailleur, franc, sévère, impartial, persévérant, laconique, rêveur, colérique, curieux, intransigeant, individualiste, prévoyant, vif, rancunier. patronus ➝ un faucon, à savoir s’il y a un lien quelconque avec sa qualité d’ancien fauconnier ou du fait de la signification même du rapace : l’âme, la puissance et l’élévation spirtuelle. épouvantard ➝ un corps démembré et calciné. baguette ➝ travaillée dans du bois de prunellier, elle contient une écaille de salamandre et mesure trente-et-un centimètres ; plutôt rigide, elle est particulièrement efficace dans la défense contre les forces du mal.

Spoiler:
 


Mirror of Erised
Adhelm est le fils malchanceux d’une femme de mauvaise vie et d’un sorcier de passage, son sang souillé lui fait honte, tout comme la réputation de sa pauvre mère. Il a longtemps cru n’être qu’un né-moldu. Lorsqu’il était enfant, un « ami régulier » de sa génitrice lui apprit quelques rudiments de l’art de la fauconnerie et lui offrit une main de fauconnier pour ses huit ans, trop grande et trop lourde pour lui du reste. Cela dit, cette attention le toucha sincèrement. C’est à l’âge de six ans qu’il découvrit ses pouvoirs magiques, dont il eut peur les premiers temps, persuadé que le diable avait pris possession de son corps. Avec le temps, Adhelm apprit à reconsidérer ses dons, qui lui conféraient une certaine singularité. Les revenus de sa famille étant modestes, il ne reçut pas une éducation traditionnelle. Il avait coutume d’écouter les clients de sa mère raconter leurs péripéties de voyage et volait parfois des livres, pour les dessins. Il ne sut lire et écrire qu’à seize ans, au gré de ses rencontres. Sa mère est morte de la peste, à l’aube de ses quatorze ans. Par la suite, il vagabonda sur les chemins avant d’atterrir à Londres. Dire qu’il est passionné d’arithmancie serait un euphémisme : il passerait ses journées penché sur des parchemins noircis de calculs s’il le pouvait. Il lève le coude facilement. ∂ Il n’est jamais monté sur un balai et ce n’est pas demain la veille qu’il le fera. Touche-à-tout, il contrebalance son manque d’éducation avec une insatiabilité pour toutes les matières sorcières comme moldues : l’astronomie, les mathématiques, les langues, la botanique, l’histoire… C’est un alchimiste de talent, il s’intéresse particulièrement aux travaux de ses confrères musulmans. Il méprise ouvertement la divination et les boules de cristal. ∂ Sans doute craint-il plus les moldus que ceux-ci ne craignent les sorciers… Il a vécu dans une petite communauté sorcière, non loin de la capitale du Royaume, et c’est à leur contact qu’il apprit la préparation des potions, les propriétés des plantes magiques, le perfectionnement de ses sortilèges, la subtilité de la métamorphose et, évidemment, l’art épineux de l’arithmancie. Il n’aurait jamais pu devenir un sorcier accompli sans le soutien de cette seconde famille. Enfant, il sillonnait les spectacles ou autres manifestations pour vider les bourses. Il continua ses larcins jusqu’à son adolescence. Sa compagne, Edwina, fut condamnée au bûcher mais la magie la préserva des flammes. Effrayés par cette « sataniste » transgressant les lois de la nature, les moldus la flagellèrent à mort, la démembrèrent afin « d’extraire le mal qui rongeait son être » et la brûlèrent. Il tient en horreur les gnomes et les lutins. Trop petits, trop vicieux. Il a croisé un dragon dans les montagnes écossaises, un majestueux Noir des Hébrides mais, malheureusement pour le sorcier, paniqué par les humains… Une brûlure orne depuis son épaule droite. Anticonformiste, il s’obstine à ne pas reconnaître l’autorité des seigneurs ou même de la couronne. Il mange pour dix, c’en est désespérant. Et il reste svelte. Il est capable de parler d'alchimie pendant des heures et des heures. Par la même occasion, il vous montrerait l'ensemble de ses travaux et l'avancée de l'alchimie orientale. Il a appris à se défendre seul, dans la rue, avec un couteau ridicule. Il sait se servir d'une épée, mais est très porté sur l'arbalète.

drink my polyjuice potion
Que pensez-vous d'Hogwarts ? Le nom de cet établissement m’arracha une grimace, la première fois que je l’entendis. Mais mes doutes s’envolèrent au vu de l’incroyable potentiel de cette école, abritée des horreurs auxquelles est confrontée notre race. Je me souviens de l’enfant esseulé que j’étais, forcé de devoir dissimuler la magie qui sommeillait en moi, craignant chaque jour qu’une langue malveillante ne se délie pour dénoncer ma nature… C’est rassurant et encourageant de pouvoir, désormais, éduquer des élèves dans un climat où ils n’auront plus à se cacher. Après tout, nous débutons un nouveau millénaire, peut-être celui des grands progrès ? Que pensez-vous du fait qu'Hogwarts favorise l'obtention de baguettes pour tous ? C’est une entreprise risquée, je l’avoue. Je ne resterais pas longtemps dubitatif si ce marché s’avère concluant. Après, une baguette est unique et choisit elle-même son propriétaire, je suppose que l’objet lui-même saura éviter les débordements ou les trafiques en tout genre. Que pensez-vous des né-moldus ? Ce sont des sorciers comme les autres. Je peine à comprendre les critiques à l’égard. Si la magie se transmettait uniquement de génération en génération, elle s’éteindrait rapidement. Laissons médire les mauvaises langues, j’ai croisé de brillants nés-moldus au cours de mes périples. Peut-être plus brillants encore qu’un sorcier issu de la pureté sanguine. Du moment qu’ils veulent apprendre à dompter leurs dons, à quoi bon les chasser ?


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MessageSujet: Re: i was born of the womb of a poisonous spell ∂ adhelm   Dim 4 Déc - 23:09


so many dreams were broken and so much was sacrificed, was it worth the ones we loved and had to leave behind? so many years have past, who are the noble and the wise? will all our sins be justified?


L’enfant planta silencieusement une fine lame, grossièrement aiguisée, dans la besace de cuir d’un inconnu hilare, son attention étant rivée sur la place centrale de la ville où trois hommes se battaient, tous plus ivres les uns que les autres. L’imposante et repoussante panse de l’individu s’agitait sous le nez froncé du jeune garçon, alors chétif, affamé et vêtu d’étoffes difformes. Son visage encrassé s’illumina lorsqu’il put extraire trois grosses pièces d’or de la bourse de sa victime. Contemplant fièrement son butin, il rangea rapidement l’argent dans une poche informe dont était munie sa tunique de toile et se précipita vers une femme, qui venait de laisser échapper une bague. Ravi de cette trouvaille inespérée, le petit garçon se dépêcha de sortir de la foule et se rua vers le marché grouillant de villageois. « Qu’offres-tu aujourd’hui, Adhelm ? » Lui lança un marchand de gibier, occupé à trancher une épaisse cuisse de porc. L’enfant lui tendit une pièce d’or, un sourire dévorant son visage innocent. « La récolte a été bonne, à ce que je vois ! » Le gamin hocha vigoureusement la tête sans se départir de sa joyeuse grimace édentée. « Je veux du poisson, un beau poisson. » L’aimable marchand, bonhomme, éclata d’un rire gras avant de lui tendre une sacoche de tissu humide manifestement préparée bien avant l’arrivée d’Adhelm. « Je t’en ai mis trois, ta pauvre mère me semble bien mal en point en ce moment. » Le garnement haussa les épaules, indifférent à cette gentillesse. Un fils était-il excusable de ne montrer aucune compassion au mal dont souffrait sa génitrice ? Du haut de son jeune âge, quelques frêles huit années, le gamin désapprouvait les « occupations » sordides de sa mère et détestait évoluer dans l’environnement suffoquant du bordel où il était contraint d’habiter. Tous les genres de femmes se succédaient dans les corridors étouffants de cette chaumière à étages grinçants, remuant leurs formes voluptueuses sous le nez des clients excités par cette exhibition de féminité vulgaire. Quant à lui, petit orphelin oublié, il errait toute la journée dans Wallingford, en compagne d’enfants, d’adultes, partant à l’aventure, se faisant rabrouer par les nobles arrogants, aux lourdes étoffes de velours trempant dans la boue. Il se savait au-dessus de ce monde. Isolde, sa mère, offrait son corps à tous les étrangers de passage, même aux hommes de la ville, voire à la suite du Seigneur local. Adhelm lui demandait parfois si elle n’avait jamais désiré autre chose que cette triste profession, et elle lui avait répondu sèchement que « la fin justifiait les moyens ». Au bordel traînaient une dizaine d’enfants, tous fils et filles de prostituées. Beaucoup décédaient en bas âge, certains n’ayant jamais vécu plus de quelques jours. Le pas lourd, Adhelm se décida à quitter les animations festives du cœur de la ville pour rejoindre les filles de joie, grimaçant sans retenue face à leurs visages creusés.

(…)

« Regarde. » Le regard de l’enfant suivait le magnifique rapace, aux ailes argentées, se diriger vers les minuscules morceaux de gibier déposés au creux de la main de fauconnier. Il se percha sur l’avant-bras de l’homme et becqua son dû avant de se redresser, majestueux, dévorant d’un œil curieux le nouveau compagnon de son maître. Celui-ci était un client sur le départ, auquel Adhelm ne cessait de poser des questions depuis qu’il l’avait vu accoutré de cet étrange gant de cuir. « C’est un faucon, lui avait-il dit dans un sourire, le plus bel oiseau du monde. Je travaille au château, je les dresse pour les nobles. » Jamais un métier n’avait paru aussi fabuleux aux oreilles du gamin, rêvant tous les jours d’aventures. Toutefois, il refusait de travailler pour les « autres », qui le dégoûtaient à se vautrer dans leur richesse. Il poussa un soupir en fixant le rapace. « C’est sans doute mieux que de surveiller des poules. » Et garder la tête haute face aux histoires graveleuses de sa mère. Adhelm admirait les seigneurs et les chevaliers, et nourrissait le secret espoir de pouvoir rejoindre cette sphère interdite. Il était prêt à tout pour quitter sa vie misérable. Que savait-il faire à part vider les bourses, tordre le cou des poules ou vagabonder aux alentours ? Il n’était qu’un ignorant, un gueux bon à rester paysan. Cependant, il gardait secret ses « talents »… Ses fameux talents. Réparer un pied de tabouret brisé, soulever un objet par la force de sa pensée ou encore, repousser les individus mal intentionnés qui s’en prenaient parfois à sa mère. Au fond, il était conscient de cette particularité mais, de peur qu’elle soit un jour découverte, il la refoulait au fond de lui. Se rendant compte de la mine déconfite du jeune garçon, le fauconnier laissa son animal prendre son envol et ôta son gant, pour l’offrir au gamin. Avait-il pitié de sa misère ? Était-il touché par les espoirs insensés d’un petit paysan rêvant d’ailleurs et d’aventures ? Se sentait-il coupable de sa chance ? Adhelm ne le sut jamais. Ce geste généreux, complètement désintéressé, le déconcerta. Sa pauvre mère lui donnait parfois une pièce ou lui rapiéçait ses habits miteux, mais il n’avait pas lui souvenir qu’elle lui eut fait don d’un quelconque présent. La pauvreté l’en empêchait et les enfermait dans leur crasse, dans cette « mauvaise vie » que tant de paysans jaugeaient avec mépris. Incapable de parler, tant l’émotion était grande, il enfila la main de fauconnier fébrilement, les yeux émerveillés par ce présent.

(…)

Il courait à en perdre haleine. Le cœur battant, la gorge brûlante, les jambes tremblantes, il accélérait l’allure sans tenir compte de l’oxygène qui commençait à lui manquer, aux cris courroucés des marchands dont il bousculait les étales de fruits ou de légumes, au vent qui lui flagellait le visage, aux hurlements des deux gardes qui le traquaient. L’adolescent ne réfléchissait plus, il devait simplement fuir. Loin, vite, vers l’inconnu. Il ne ressentait même plus la douleur de ses membres inférieurs ou de ses poumons arrachés. S’il s’effondrait, s’il cédait à la fatigue, il signerait son arrêt de mort. Il fallait qu’il quitte le village, qu’il s’enfonce dans les chemins boueux et sinueux de la campagne, là où il serait en sécurité. « VAURIEN ! » Entendit-il. À bout de souffle, il se faufila à l’intérieur d’une ruelle lugubre, repaire des ivrognes, et, vaincu par la souffrance, il s’adossa contre un mur. Les yeux clos, les mains sur les genoux, il tentait vainement de récupérer quelques bouffées d’air. « Il est là, le gredin ! » Coincé. Aucun moyen de s’échapper, à moins de rebrousser chemin. Un jet de lumière éclaira soudainement les ténèbres qui le tenaient captif et projeta les deux gardes contre une tente de marché. La clameur des villageois suffit à accorder un peu de répit à Adhelm, choqué par la scène. Une manifestation divine ? Le Diable ? Une porte s’entrouvrit alors, non loin de lui, l’invitant à entrer. Au point où il en était, mieux valait-il ne pas tourner le dos à de l’aide, quelle qu’elle soit. « Où as-tu appris à faire cela ? » Furent les premiers mots qu’il entendit, en franchissant le seuil d’une taverne où toutes les têtes s’étaient tournées vers lui. Son interlocuteur était un homme d’âge mûr, vêtu d’une lourde étoffe de cuir, recouvrant la cuirasse qui ornait son torse et laissant entrevoir le fourreau de son épée, sur lequel sa main était posée. « Je t’ai posé une question, vagabond. Cela fait plusieurs jours que je vous observe, toi et tes tours de passe-passe. Où les as-tu appris ? » L’adolescent feignit de ne pas comprendre sa question. Il craignait que cet homme ne le dénonce si jamais il osait lui révéler son secret. Après, cette taverne ne grouillait-elle pas de témoins ? Un long frisson lui parcourut l’échine. Voilà plusieurs semaines qu’il maraudait dans la ville, à la recherche d’un toit afin de s’abriter du froid, et qu’il mendiait quelques pièces pour se nourrir. Sa mère avait été emportée par la peste, sans doute ramenée par les chevaliers s’arrêtant au bordel après être revenus des champs de bataille. Son estomac était tiraillé par la faim et ses dents claquaient continuellement. Il ne possédait rien, sinon ses « tours de passe-passe ». Parfois, il s’installait près du marché et ensorcelait ce qu’il trouvait, sans aller dans l’excès de peur d’être condamné pour satanisme. Les passants ne lui prêtaient pas attention, seuls les enfants étaient sensibles à ses jeux. « Si je t’offre une assiette, accepteras-tu de me parler ? » L’insolent leva ses yeux bleus vers l’homme, son ventre bruyant répondant à sa place. « Serais-tu assez fier pour tourner le dos à un repas chaud ? » Son aspect miteux ne trompait pas mais sa dignité le força à soutenir le regard de l’individu avec orgueil. « Je suis celui qui t’a sauvé la vie. À l’heure qu’il est, tu croupirais dans une geôle humide, aux cotés d’ivrognes et de lâches voleurs. Que préfères-tu, mon garçon ? » Abasourdi par ces propos, l’adolescent le fixa longuement avant d’ouvrir la bouche, avec une méfiance non dissimulée. « Avez-vous provoqué cet éclair ? » Son sauveur hocha doucement la tête. « Penses-tu être le seul à pouvoir envoûter les objets ? Je t’ai remarqué, tu sais. Tu n’es qu’un élément d’une grande, mais méconnue, communauté. Cette taverne, expliqua-t-il dans un souffle, est remplie de sorciers. »

Osred était un sorcier de sang « pur », seigneur déchu et patriarche d’une nombreuse famille chassée de ses terres. Ce brave homme sillonnait les Royaumes Anglo-Saxons afin de ramasser en chemin les persécutés, les orphelins, tous pourvus de cette malédiction les condamnant à devenir des parias de la société. La taverne que lui et sa femme tenaient était un leurre magique, destiné à tromper les moldus. Ce refuge éphémère permettait aux sorciers de se cacher avant de prendre un nouveau départ. Ou l’occasion d’enfin manger à leur faim. Osred fondit une communauté sorcière peu de temps après avoir perdu son fief, qui ne s’établissait jamais au même endroit mais qui gageait la protection de ceux qui décidaient de la rejoindre. Ils s’entraidaient mutuellement, perfectionnaient leurs techniques ou apprenaient la magie telle que les grimoires la décrivait. Il n’était plus question de soulever deux ou trois bâtons, de brûler une étoffe ou de se défendre, mais de maîtriser les enchantements qui découlaient de cette essence. Adhelm apprit des notions qui lui étaient totalement inconnues : la métamorphose, les potions, l’astronomie, les propriétés des plantes, les créatures magiques, la divination… Osred eut la bonté de l’accueillir auprès des siens quelques lunes précédant ses seize printemps. Il lui enseigna la lecture, l’écriture, et d’autres lui apprirent à manier une baguette, une épée, un chaudron, à monter à dos d’hippogriffe… Cette communauté adopta l’indomptable adolescent et lui inculqua les valeurs du respect, de la morale… de tout ce dont sa mère avait omis de lui parler. Eduquer un sauvage doublé d’un voleur aurait pu se révéler être une tâche ardue, mais Adhelm se plia aux règles sans rechigner, trop heureux de sa chance. L’épouse d’Osred, Selda, lui fit découvrir sa passion pour l’arithmancie, qu’elle jugeait être une « science plus exacte pour prédire l’avenir ».

(…)

Adhelm demeura dans cette communauté quatre ans durant. Rêvant d’aventure, il s’engagea, contre toute attente, comme mercenaire. Trop taciturne et trop vieux pour rejoindre l’ordre des Chevaliers, il préféra œuvrer en solitaire pour les seigneurs quémandeurs de ses services. Prêtant main forte à ses alliés durant les invasions, il agissait également dans l’ombre et cette situation ne lui déplaisait pas : son envie de voyager ne tarissait pas. Et il trouva autre chose. Il trouva Edwina, une sorcière apprenant les bases de la magie aux héritiers des familles pures. Ils vécurent six ans ensemble, au jour le jour. Jusqu’à ce qu’au jour où sa compagne fut accusée de sorcellerie par un homme l’ayant aperçue converser avec une autre femme suspectée d’être une sorcière et de trafiquer des herbes aux vertus magiques. Aucune preuve. Simplement un regard mal avisé et une foi en Dieu inébranlable. Les villageois mirent Edwina au pilori et la condamnèrent à la potence, l’arrachant aux bras d’Adhelm défendant son innocence. Il fut jeté dans une cellule afin d’être « purifié » du charme de cette sorcière, aspergé d’eau bénite et conduit de force au bûcher de sa compagne. Celle-ci échappa miraculeusement aux flammes, mais les paysans, effrayés par la diablesse, exigèrent qu’elle soit fouettée sur la place publique. Ne s’était pas préparée à cette éventualité, Edwina jeta un regard implorant vers Adhelm, retenu par des gardes et incapable de se servir de sa baguette, brisée lors de l’arrestation de la jeune femme, avant d’être dévêtue aux yeux de tous. Le fouet claqua contre son dos pâle pendant un temps interminable. Les premières minutes, elle tenta de retenir ses cris, les mains couvrant sa gorge nue. En vain. Elle hurlait à en déchirer les tympans d’un sourd, à s’en briser la voix. Au terme de son douloureux supplice, le corps sans vie et ensanglanté de la jeune femme fut démembré et brûlé. Sans cérémonie. Adhelm perdit Edwin par la faute de moldus paranoïaques et stupides, abrutis par leur peur et leur haine, effrayés sans chercher à comprendre, tuant sans juger… Il vit des enfants être brûlés vifs, des mères de famille, des femmes âgées, des adolescents, même des hommes vigoureux… Ces images ne cesseront de le hanter. Sa culpabilité l’étouffant, il tenta de s’accuser lui-même, mais nul ne le crut, persuadé qu’il avait été perverti par un démon.

Après s’être échappé des geôles où il pourrissait depuis le meurtre d’Edwina, il repartit à la conquête du monde, la mort dans l’âme. Adhelm n’oublia jamais ces images, ces cris, la joie qui éclata lorsque la sorcière rendit son dernier soupir dans un ultime hurlement. Il n’oublia pas sa passivité. Il aurait dû être capable de la sauver, que ce soit avec ou sans la magie. Il quitta le Royaume Anglo-Saxon, traversa celui des Francs, des Saxes, s’enfonça dans la région mésopotamienne pendant des mois et des mois, et rejoignit Bagdad qui éclairait le reste du monde de ses fabuleuses avancées, alors que l’Europe s’enfonçait dans les guerres et les invasions. Il étudia d’arrache-pied l’arithmancie et l’alchimie, abandonnant derrière lui le mercenaire aguerri et le misérable enfant qu’il était. Il essaya d’oublier Edwina, mais sa disparition ne fit qu’accroître son intolérance envers les moldus et son chagrin. Il travailla sur les nombres et l’avenir, sur les métaux purs, sur la vie éternelle, la médecine universelle… Deux longues années d’errance, durant lesquels il traversa la moitié du monde pour adoucir sa peine et reprendre sa vie en main. Il s’établissait dans des communautés sorcières diverses, rencontrait des mages, baigna quelques temps dans la magie noire, et prédit son retour dans sa contrée d’origine grâce aux chiffres. Le destin le contraignit à reprendre la route vers l’Europe.

(…)

« À monsieur Adhelm Fairfax,

(…) Apparemment grand aventurier, il ne nous fut pas aise de vous trouver dans ce vaste monde, frappé de tous les maux. Sans doute connaissez-vous le pire pour notre race : le bûcher. Si beaucoup de sorciers ont réussi à échapper aux persécutions répétées des moldus, nous craignons toujours pour notre avenir incertain. (…) La qualité de vos travaux en arithmancie – et accessoirement en alchimie – est indéniable, vous avez contribué à une avancée toute nouvelle (en particulier la découverte des propriétés magiques du chiffre 9 et vos parchemins sur la Gématria) dans ce domaine pour le moins tortueux. C’est pourquoi nous avons décidé de vous contacter afin de vous proposer un poste à Hogwarts, un projet ayant germé dans l’esprit de quatre grands idéalistes. Peut-être avez-vous eu vent de cette folle entreprise ? Le bouche à oreille a d’ores et déjà commencé dans le Royaume d’Angleterre. Nous souhaiterions y enseigner toutes les matières nécessaires aux jeunes sorciers, au lieu de les contraindre à rester ignorants ou d’obliger leur famille à assurer leur éducation, et surtout, nous voulons impérativement les préserver des horreurs commises par les moldus. (…)
En espérant vous compter parmi nos professeurs,

Rowena Serdaigle, Helga Hufflepuff, Godric Gryffindor, Salazar Slytherin. »


Hogwarts. Ce nom saugrenu le laissa rêveur quelques instants. Il écarta la bougie de la missive et repoussa son assiette fumante. Tirant une plume et un parchemin d'une pile déséquilibrée de grimoires poussiéreux, il se hâta de répondre à cette requête pour le moins surprenante. N'était-ce pas l'heure pour lui de se sédentariser quelque part ?


Dernière édition par Adhelm Fairfax le Mer 7 Déc - 21:43, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: i was born of the womb of a poisonous spell ∂ adhelm   Dim 4 Déc - 23:20

Un professeur ! cheers
J'adooooooore le prénom <3
Bienvenue ici et bon courage pour ta fiche. L'avatar t'ai réservé. Wink

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MessageSujet: Re: i was born of the womb of a poisonous spell ∂ adhelm   Dim 4 Déc - 23:34

Un nouveau prof Very Happy
Bienvenue, bonne chance pour la fiche !

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MessageSujet: Re: i was born of the womb of a poisonous spell ∂ adhelm   Dim 4 Déc - 23:42

C'est la première fois que je vois Josh sur un forum, et c'est tellement bon.
Bienvenue sur le forum. I love you
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MessageSujet: Re: i was born of the womb of a poisonous spell ∂ adhelm   Dim 4 Déc - 23:55

Hoooo ouiiiiiii un collègue et sexy en plus drunken bienvenue !

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✤ EPOUVANTARD : deep darkness.
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MessageSujet: Re: i was born of the womb of a poisonous spell ∂ adhelm   Lun 5 Déc - 1:11

Beaten and broken and chased from the land
But I rise up above it, high up above it


Bienvenue

_________________

    Leave it unspoken.
    things will never changeand our hearts will always separateforget about youI'll forget about you the things we never sayare better often left aloneforget about youI'll forget about this time.
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✤ PATRONUS : le blaireau
✤ EPOUVANTARD : une potence
✤ RELATIONS :

MessageSujet: Re: i was born of the womb of a poisonous spell ∂ adhelm   Mar 6 Déc - 0:11

FAUT QUE JE REGARDE CETTE SERIE !!!
Bienvenue parmi nous Prince Charmant !

_________________

you are something in my eye and I am the shiver down your spine. you are on the lick of my lips and I am on the tip of your tongue. we are tangled, we are stolen, we are buried up to our necks in sand. we are luck, we are fate, we are the feeling you get in the golden state. we are love, we are hate, we are the feeling I get when you walk away.
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MessageSujet: Re: i was born of the womb of a poisonous spell ∂ adhelm   Mer 7 Déc - 22:06

Merci tout le monde ! I love you (se met en mode Prince Charming pour le petit effet)
Une à la fois mesdames ! Cool

Aideen - Katiiie I love you I was hung from the tree made of tongues of the weak *sbaff*
Owi Helga ! Il faut absolument que tu la regardes ! Au moins pour le prince quoi. *o*

J'ai terminé ma fiche, la fin n'est pas grandiose mais... non, je n'ai pas d'excuse en fait, voilà voilà. x)
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MessageSujet: Re: i was born of the womb of a poisonous spell ∂ adhelm   Mer 7 Déc - 22:37

Étant donné qu'on a adoré ta fiche, en mode "c'est possible d'épouser une fiche de présentation ou pas ?" tu es validée tout de suite ^^

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MessageSujet: Re: i was born of the womb of a poisonous spell ∂ adhelm   Mer 7 Déc - 22:39

Comment dire ?! On est juste tombées amoureuses de ta fiche
Et j'aimerai beaucoup un lien *réfléchit à une idée*

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